Madagascar : Air Madagascar devient Madagascar Airlines



Air Madagascar cède la place à Madagascar Airlines. La nouvelle entité est le produit de la fusion de la compagnie nationale et de Tsadaria. Pour protéger les actifs et éviter les poursuites Air Madagascar a été placé en redressement judiciaire. Un Boeing 787 va assurer la liaison Tana-Paris.



Madagascar Airlines est officiellement la nouvelle compagnie aérienne de Madagascar. Elle est née de la fusion d’Air Mad (placée en redressement judiciaire le 14 octobre 2021) et Tsadaria.

Pour assurer la liaison Tananarive-Paris, le nouveau transporteur malgache va louer un Boeing 787. Il sera opérationnel à partir du 6 novembre 2021. Compte tenu de la crise du secteur aérien, la nouvelle compagnie a pu négocier les prix de la location, des assurances et de la maintenance. L’Airbus A 340 en cours d’immatriculation assurera la liaison vers la Chine, précise 2424.mg.

Les vols régionaux seront, eux, assurés par un Embraer E 190. Cet avion, fabriqué au Brésil, accueille 100 passagers. Avec sa portée de plus de 3 000 km, il devrait être parfaitement adapté aux vols régionaux. 

La dette avec Air France est en cours de négociation

 

En plaçant Air Madagascar en redressement judiciaire, l’état malgache s’est offert la possibilité de négocier la dette de la compagnie avec ses créanciers. La médiation avec Air France, concernant la location des deux Airbus A 340 a déjà débuté. Les sommes réclamées, avant la crise, sont revues à la baisse. De plus, l’immatriculation d’un A 340 loué à Air France, qui est destiné à assurer la liaison vers la Chine, « serait un bon signe, allant dans le bon sens », concernant l’avancée des discussions, écrit L’Express de Madagascar.

La solution semble viable, si les maux qui ont provoqué les pertes financières disparaissent. Les autorités malgaches reconnaissent, désormais, que le laxisme et la corruption sont à l’origine des difficultés actuelles : « Il n’y a pas eu de rigueur en matière de gestion financière jusqu’ici. Les charges fixes n’ont d’ailleurs jamais cessé d’augmenter. Le nombre de salariés était excessif. À cela, s’ajoute la location des avions, deux fois plus chers que celle au niveau international », selon l’audit mené par la société BearinPoint écrit Madagascar-Tribune





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