Les zones pépinières moteurs de l’industrie


Commencer par les petites unités industrielles au niveau des communes. C’est la stratégie de développement adoptée par le ministère de l’Industrialisation, du commerce et de la consommation.

Réaliste. Le ministre de l’Industrialisation, du commerce et de la consommation, Edgard Razafindravahy a lancé jeudi dans la région Bongolava les zones pépinières industrielles. Il s’agit de la mise en place de petites unités industrielles de transformation dans les communes et les fokontany.

L’objectif est de permettre à la population de conserver ou de transformer leurs productions et de donner de l’emploi. Il s’agit du prolongement de l’ODOF ( One district , One factory) la politique de l’État pour concrétiser le velirano du président. Le ministre Razafindravahy est allé encore plus près de la population en touchant les communes. Il est parti d’un constat.

Lors de ses nombreuses tournées d’un bout à l’autre du pays, il a noté que beaucoup de régions n’arrivent pas à écouler leurs productions qui pourrissent sur place. Il est impératif de créer des petites unités de transformation pour les fruits et légumes, le maïs, le manioc…

Le choix de Bongolava n’est pas fortuit. Depuis toujours, c’est une raison très productrice. On peut même dire que c’est une raison autosuffisante au plan alimentaire. La population locale ne consomme pas du riz importé.

Plusieurs sites ont été déjà identifiés pour implanter les premières zones pépinières industrielles. L’ara­chide, le manioc , la canne à sucre et le maïs sont des produits qui font la renommée de Bongolava outre le riz. On en produit en quantité de Fenoarivobe à Belobaka en passant par Bemahatazana. Ils sont consommés dans leur forme naturelle. Une transformation leur donne une valeur ajoutée aussi bien financièrement que nutritivement. La population trouvera de l’emploi et aura un revenu régulier.

Révolution industrielle

Bientôt ces produits pourront être transformés sur place. « La mise en place des zones pépinières industrielles n’attendra pas les bailleurs de fonds. Un Fonds national industriel sera créé pour le financer et on lance un appel aux opérateurs nationaux et étrangers pour y contribuer. Le ministère de l’Industrialisation apportera le matériel et les équipements nécessaires pour leur installation. Les directions régionales donneront des formations techniques », précise Edgard Razafindravahy. Autrement dit, les zones pépinières industrielles sont une réalité. Les machines devront arriver bientôt.

Bongolava a été la première région privilégiée mais les autres ne seront pas en reste. Les autres produits comme les tomates, les oignons, les potirons sont également concernés par le projet. « L’objectif est de créer un demi-millier de zones pépinières industrielles dans tout le pays. Soit cinq par district environ. » révèle le ministre Razafindravahy. Ce qui est tout à fait faisable. Mais dans un premier temps, seules les zones électrifiées bénéficient des ZPI. C’est assez compréhensible dans la mesure où l’unité industrielle fonctionnera avec de l’énergie électrique.

Pour les débouchés, une coopération avec les magasins de grande distribution est envisagée.

La « révolution industrielle » est ainsi en marche avec les ZPI. Une approche pragmatique loin des grandes théories, des grands discours et des gros financements . Une relance de l’industrie depuis la base ( fanorenana ifotony) chère au ministre Razafindravahy. Il n’y a pas de raison que cela échoue étant donné que les producteurs eux-mêmes vont prendre en main leur destin. En outre, c’est le début de l’autosuffisance pour renverser la tendance déficitaire de la balance commerciale.



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