Université d’Antananarivo – Une femme tuée puis brûlée dans les bois


Le corps décapé par le feu d’une quadragénaire gisait dans les bois, dans l’enceinte de l’université. La défunte était nue et ses bourreaux ont brûlé le corps, provoquant un feu de brousse.

Fait divers sordide au bord de l’enceinte de l’université d’Antananarivo, non loin de la route. Hier après-midi, le corps d’une femme a été retrouvé dans les bois. La thèse d’un meurtre est privilégiée. De visu, la victime a été assassinée et ses bourreaux ont ensuite tenté de brûler la dépouille pour que celle-ci soit impossible à identifier. Agissant comme des maîtres du camouflage de crime, les tueurs ne se sont pas contentés de se débarrasser du corps dans un endroit à l’abri du regard.

Pour compliquer les investigations policières qui pourraient remonter jusqu’à eux et faire tomber leurs masques, les malfaiteurs y ont mis le feu pour effacer toutes traces ou indices susceptibles d’être utiles pour les limiers. D’ailleurs, des personnes ayant assisté à la découverte macabre indiquent que les individus qui ont ôté la vie de la jeune femme ont vraisemblablement aspergé d’essence la dépouille avant d’y jeter une allumette enflammée. La peau de la défunte est complètement décapée, notamment au niveau des membres. Après le passage du feu, elle est méconnaissable. La victime était âgée d’une quarantaine d’années, la thèse d’un viol suivi de meurtre est mise sur le tapis.

Identification difficile

La quadragénaire était dénudée lors de la découverte macabre. La route passant par l’endroit où le corps a été balancé est très fréquentée. Des étudiants, des passants et des véhicules l’empruntent toute la journée. Le fait que l’acte ait été commis dans la nuit de jeudi à vendredi, à une heure très tardive, délient de ce fait les langues. Étant donné que personne n’a vu les tueurs à l’œuvre, la seule explication retenue est qu’ils ont opéré la nuit, pendant laquelle les environs étaient déserts.

En mettant le feu à la dépouille, les malfaiteurs ont néanmoins révélé par leur acte la localisation de celle-ci. Hier en fin d’après-midi, un feu de litière s’est déclaré sur les lieux de la découverte macabre. Venus à la rescousse, les sapeurs-pompiers ont mis la main sur le corps méconnaissable. Pendant que les soldats du feu se battaient contre l’incendie, la dépouille a été conduite à la morgue de l’hôpital Joseph Ravoahangy Andrianavalona par un véhicule du Bureau Municipal d’Hygiène. L’identification de la défunte n’est pas tâche aisée. Jusqu’à aujourd’hui, cela n’a pas encore pu être effectué.



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