Air Madagascar : l’engagement d’une procédure de redressement judiciaire est (…)


Air Madagascar doit entrer dans une phase de « redressement judiciaire », a confirmé le porte-parole du gouvernement et non moins ministre de la Communication et de la Culture, Lalatiana Andriatongarivo, lors d’une émission hebdomadaire sur les chaînes nationales, vendredi. Il s’agit d’une procédure destinée à permettre à la société de poursuivre ses activités, de maintenir des emplois et d’apurer ses passifs. La compagnie aérienne nationale est en effet dans l’impossibilité de payer ses dettes.

Il a été dit lors du conseil des ministres du mercredi dernier que le déficit opérationnel de la compagnie aérienne malgache et les pertes cumulées s’élèvent à environ 80 millions de dollars. Conformément aux textes qui régissent les sociétés à participation publique, c’est le conseil des ministres qui autorise ainsi cette procédure collective d’apurement du passif, communément appelée procédure de redressement judiciaire.

Le dossier d’Air Madagascar doit passer au niveau du tribunal et lorsque ce dernier prononcera le redressement judiciaire de la société, un bilan économique et social de l’entreprise est effectué. Les conséquences de l’ouverture de cette procédure devraient permettre à la société de suspendre les poursuites par rapport à ses dettes. Par ailleurs, le cours de la majorité des intérêts et majorations est arrêté. Mais cela peut également aboutir à des licenciements pour motif économique.

Les autorités malgaches reconnaissent en effet que le laxisme et la corruption mais surtout la mauvaise gestion au niveau de cette compagnie aérienne nationale ont existé et entrainé les difficultés actuelles de celle-ci. « Il n’y a pas eu de rigueur en matière de gestion financière jusqu’ici. Les charges fixes n’ont d’ailleurs cessé d’augmenter à cause entre autres du nombre excessif des salariés. A cela s’ajoute la location des avions, deux fois plus chers que celle au niveau international ».

L’audit mené par la société BearinPoint sur la situation d’Air Madagascar aurait confirmé les différents points faibles qui nécessitent un réel redressement de la compagnie. Ainsi, des inventaires doivent être réalisés via l’intervention des commissaires aux comptes pour pouvoir analyser les dettes. L’Etat malgache prévoit, par ailleurs, la suspension de tout contrat qui aurait causé la faillite de cette compagnie aérienne nationale.



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