Les prix du carburant audités


Une initiative à suivre. « Améliorer la structure actuelle des prix du carburant relève du domaine de la possibilité ». Cette conviction est celle d’Andry Ramaroson, ministre de l’Énergie et des hydrocarbures. Dans la foulée, il prévoit un audit à effectuer sur la structure actuelle du carburant.

L’objectif avoué d’une telle démarche, soutient-il, est d’arriver à « une restructuration des prix ». « Une restructuration et non une hausse », s’empresse-t-il de préciser pour balayer d’éventuelles fausses interprétations sur cette remise en question.

Chemin faisant, l’idée des décideurs serait de trouver un point d’équilibre entre les différentes considérations. Contenir le passif que l’État devrait aux pétroliers si ces prix sont inchangés alors que les cours du brut se trouvent dans l’ascenseur sur le marché l’international.

Depuis que les cours du baril ont pris de la hauteur, par la reprise soudaine et soutenue des activités économiques à l’échelle mondiale, les dettes de l’État aux pétroliers s’entassent à nouveau. Ce passif s’élève à un peu moins de 40 milliards d’ariary, indique le ministre. 47 selon une autre source tout aussi autorisée.

En juin 2019, après d’âpres discussions avec les pétroliers, toutes professions confondues, l’État a pu instaurer une nouvelle nomenclature tarifaire afin de réduire, un tant soit peu, les prix à la pompe. Sous le sceau de ce qu’ils entendaient par lissage. Ces prix n’ont pas bougé, quoique les cours internationaux du pétrole ont été mis à mal par la propagation du coronavirus.

L’économie financière ainsi dégagée, si l’on peut dire, a permis à l’Etat d’honorer ses dettes vis-à-vis des pétroliers. Le montant s’élevait à 190 milliards d’ariary en mars 2020. Aujourd’hui, les tendances de ces fluctuations s’inversent. Et aucune retouche n’est à prévoir sur ces prix.

À l’issue de l’audit en question, une rencontre avec les pétroliers serait envisagée. Puis, les déductions et la nouvelle « architecture » des prix seront soumises à l’appréciation ou l’approbation du Conseil des ministres. « Nous allons étudier tous les scénarii possibles » prévoit le ministre Andry Ramaroson



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