Les « karinem-pokontany » digitalisés se concrétisent


Les « karinem-pokontany » digitalisés sont enfin effectifs dans la ville d’Antananarivo-Renivohitra. Annoncés depuis août 2020 comme étant une solution à la distribution des vivres et des aides, dans le cadre de la mise en place des mesures d’accompagnement pour préserver la population des impacts de la crise sanitaire de Covid-19, ces carnets munis d’un code informatisé (QR Code) ont été distribués dans la capitale depuis hier, par le président de la République, initiateur du projet, et les autorités de la ville d’Antananarivo.

« Ce nouveau carnet est doté d’une identification par QR Code qui permettra de faciliter le référencement des informations de chaque famille ainsi que la délivrance des papiers administratifs dont les citoyens auront besoin. Il permettra surtout de faciliter le recensement de la population et de faire le suivi des aides sociales octroyées par l’État comme les vatsy tsinjo, tosika fameno, etc…  », a expliqué Andry Rajoelina.

Ambatobe, Ankorondrano Andrefana et Ampefiloha Ambodirano ont été les premiers quartiers à avoir reçu leurs carnets nouveaux modèles. Mais les 192 fokontany de la capitale en bénéficieront également, a précisé le président de la République. Ces fokontany sont également dotés de matériels informatiques et de l’installation des hotspot Wifi et donc d’une heure de connexion Wifi tous les jours.

Ce projet entre dans le cadre d’un projet de digitalisation de la gestion de l’administration au niveau des fokontany, précise la présidence dans son communiqué relatif au lancement de la distribution de ces carnets. Il ne s’agit pourtant pas qu’un début puisque les autorités malgaches, en collaboration avec la Banque mondiale, se mettent également à la mise en place d’un système de gestion de l’identité du pays, à la rationalisation et à la numérisation des services comme l’État civil. La banque a d’ailleurs annoncé en octobre 2020 un financement de 140 millions de dollars dans la réalisation de ce projet.

La mise en œuvre de ce projet financé par la Banque mondiale devrait permettre de mettre en place une base de données fiable concernant les citoyens, de leur naissance à leur identité ou encore des autres documents nécessaires dans le service public, permettant ainsi de faciliter la lutte contre les différentes falsifications des données sur les identités des individus. Mais visiblement le chemin pour y parvenir est encore loin, comme le confirme une source auprès du ministère de l’Intérieur. Les textes y afférents existent déjà certes, mais sa réalisation ne fait que se mettre en œuvre petit à petit.



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