Jirama : le directeur général, Vonjy Andriamanga, limogé


Vonjy Andriamanga n’est plus directeur général de la Jirama. Une décision abrogeant le décret de sa nomination a été prise hier en conseil des ministres. Nommé en décembre 2019 à la tête de la Jirama, cet ancien ministre de l’Energie, de l’Eau et des Hydrocarbures, sera remplacé provisoirement par Rivo Radanielina, directeur général adjoint chargé du marketing, de la digitalisation et de la vente auprès de la compagnie.

La position de Vonjy Andriamanga a été fragilisé depuis 2020. Ses différends avec le président de conseil d’administration de la Jirama a même nécessité un arbitrage en haut lieu à l’époque. Les multiples problèmes au sein de la compagnie qui restent irrésolus, le passage aux nouveaux tarifs Optima, les problèmes de facturation, ayant notamment suscité de vives polémiques ces derniers jours sur les réseaux sociaux, n’ont fait que redoubler la colère des usagers. En début de semaine, une ancienne ministre de la Transition et non moins une personnalité influente du pays s’est même indigné des fréquentes erreurs de facturation de la Jirama.

Bien que des réformes soient menées, la qualité de service de la Jirama est encore très loin de satisfaire ses abonnés. En 2019, une feuille de route a été présentée par le conseil d’administration de la Jirama pour mettre en oeuvre le plan de redressement de la compagnie. Cette feuille de route se résume au renforcement de la capacité de gestion et à la maitrise de l’approvisionnement en carburant pour avoir une meilleure production et pouvoir éponger les dettes de la société d’Etat. Les impayés de la Jirama sont estimés à 1600 milliards d’ariary (400 millions d’euros) et une perte annuelle de 290 milliards d’ariary en 2018.

Parmi les grandes lignes de cette feuille de route figure l’instauration d’une gouvernance pro-active, la maitrise de l’approvisionnement en carburant ; l’ amélioration de la production à travers la réduction des pertes techniques et non techniques pour augmenter la capacité d’encaissement ; le renouvellement des contrats de location de machines productrices d’énergie avec les fournisseurs, la diversification de ses activités. Elle prévoit par exemple dans cette diversification de mettre en place des points de vente de produits et d’accessoires liées à l’électricité et l’eau, utile au quotidien de la population comme les lampes à basse consommation.



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