856 296 individus supplémentaires enregistrés chaque année – Midi Madagasikara


La population malgache devrait doubler d’ici 2050.

Madagascar affiche actuellement un taux d’accroissement annuel de 3,02% selon l’Institut National de la Statistique. Un des taux les plus élevés au monde d’après toujours cet organisme.

« Au milieu de l’année 2021, nous sommes à 28.177.762 habitants ». C’est ce qu’on peut lire dans un document relatif à une projection démographique de Madagascar à l’horizon 2050. Signée INSTAT ou Institut National de la Statistique et effectuée sur la base des résultats du récent RGPH3 ou Recensement Général de la Population et de l’Habitation 3e édition, la projection note « une hausse de 2,5 millions d’individus de plus depuis l’année 2018 ». Ainsi, Madagascar devrait comptabiliser « 51,5 millions d’individus vers l’année 2043 » qui devrait être « l’année du dédoublement » de la population malgache. L’INSTAT avance également que la population malgache devrait atteindre « les 36,5 millions au terme de l’agenda de l’ONU (Organisation des Nations Unies) sur le développement durable » si la barre « des 60 millions devrait être atteint vers 2050 ». Ce qui représenterait une densité de 100 habitants au kilomètre carré contre 43,4 hab/km² début 2018.

Vite. La projection effectuée par l’INSTAT révèle également que la population de la région Analamanga détient le record en matière de taux d’accroissement. « 4,26 millions d’habitants vivront à Analamanga, la région la plus peuplée du pays, et cette population s’accroîtra de 3,2% en moyenne par an » peut-on lire dans le document. Aussi, les taux d’accroissement les plus élevés seraient observés dans trois régions du Sud du pays. Entre autres, Ihorombe qui affiche un taux de 4,01% ; Melaky avec ses 3,76% et Androy qui en enregistre 3,64%. L’Institut National de la Statistique note toutefois que les taux enregistrés dans le Sud « sont à relativiser à un effectif de population parmi les plus bas pour Ihorombe (0,5 million) et Melaky (0,35 million). Avant de conclure que « le cas d’Androy reste alors le plus extrême car, déjà avec une population estimée à plus d’un million, le taux d’accroissement de la population y est parmi les plus élevés ».  Si la natalité et la mortalité constituent des facteurs déterminants de l’accroissement de la population, l’INSTAT estime qu’avec « une hypothétique mise en œuvre d’une politique rigoureuse en matière de contraception, le taux d’accroissement annuel commencera à se situer significativement en dessous de 3%, pour une valeur moyenne de 2,5% sur la période 2025-2050. Soit 1.102.000 individus en plus par an ».

José Belalahy





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