Saisie de 120 rondins de palissandre et de « bedara » – Midi Madagasikara


Le MEDD maintient sa position et argue « la tolérance zéro ».

La couverture forestière de Madagascar ne représenterait plus que 12% de sa superficie. Une perte qui est exacerbée par les divers trafics enregistrés ou non par les autorités. 

La perte de biodiversité continue au vu et au su de tout le monde. Et ce, malgré les efforts menés par les divers acteurs comme le ministère de l’Environnement et du Développement durable et ses partenaires techniques et financiers. Notamment, dans la mise en place de dispositifs de lutte contre les divers trafics, en vue de renforcer les efforts de préservation et de consommation des ressources naturelles. La saisie de 120 rondins de bois précieux tels que le palissandre ou encore le 

« bedara » constitue, d’un côté, la manifestation des entorses à ces règles et dispositifs stricts. Et des preuves tangibles du côté opérationnel desdits dispositifs, de l’autre. « Pris en flagrant délit pour transport illégal, les bois qui provenaient de Tsiroanomandidy devaient être acheminés à Ambodivona », nous confie une source auprès du ministère de l’Environnement et du Développement durable à Nanisana. Notre source fait également savoir que « le véhicule semi-remorque ayant servi pour le transport des bois interceptés a été mis en fourrière et la propriétaire des produits est déjà identifiée ».

Aggravant. Outre l’exploitation illicite des ressources naturelles, la source auprès du ministère de l’Environnement et du Développement durable nous explique que la propriétaire des produits a recouru « aux faux et usages de faux». « Il s’agit d’une autorisation de transport et d’un procès-verbal d’embarquement de ces bois, qui sont totalement faux », nous rapporte la source. Avant de préciser que « ce sont des paperasses non délivrées par le ministère de tutelle. Sur l’en-tête des papiers figure en effet un logo du ministère des Eaux et Forêts et de l’Écologie, une ancienne dénomination du ministère de l’Environnement et du Développement durable, et une mention du Groupement Régional des Exploitants Forestiers de Bongolava sous le sigle du Secrétariat Général ». Et sur ce dernier point, le commissaire divisionnaire Elutin Razafiarison de la direction de l’Unité de Lutte contre la Corruption (DULC) précise que « le Groupement des Exploitants Forestiers est une organisation entièrement privée, et non pas sous la tutelle du SG du MEDD ». A la propriétaire des bois saisis d’expliquer donc les irrégularités devant les officiers de Police Judiciaire du MEDD. 

José Belalahy





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