Hôpitaux publics – Rajoelina ordonne la gratuité des premiers soins


L’accès aux services de santé est un droit fondamental, affirme le président de la République. Dans ce sens, il annonce la gratuité des premiers soins dans les services d’urgence des hôpitaux publics.

Avec de la volonté, tout est faisable. Ces propos ont été tenus par Andry Rajoelina, président de la République, hier. Des mots pour affirmer que son administration a la volonté politique, de concrétiser son engagement de permettre à tous d’avoir accès à des services de santé de qualité. À l’entendre, la gratuité des premiers soins dans les services d’urgence des hôpitaux publics est une étape qui va dans ce sens.

Après une tournée dans les régions Vatovavy et Matsiatra Ambony, le chef de l’État lève le pied et devrait rester dans la capitale, cette semaine. Il ne semble, toutefois, pas enclin à rester dans son bureau. Andry Rajoelina a ainsi, présidé une cérémonie dans le cadre du 130e anniversaire du Centre hospitalier de Soavi­nan­driana, aussi, connu sous le sigle HOMI ou Hôpital militaire. Il a, notamment, inauguré le nouveau service des urgences de cet hôpital.

La cérémonie d’hier a été l’occasion pour le président de la République de défendre sa politique pour concrétiser le Velirano de permettre à tous d’avoir accès à des services de santé de qualité. Il en a, également, profité pour annoncer que dorénavant, les premiers soins dans les services des urgences seront gratuits. Cette mesure concerne tous les hôpitaux publics dans tout Madagascar, renchérit le communiqué de presse de la présidence de la République.

Pour couvrir les dépenses nécessaires à cette gratuité des premiers soins dans les services des urgences des hôpitaux publics, l’État mettra la main à la poche. Une cérémonie de signature de l’engagement de l’État pour le Fonds d’urgences sanitaires se tiendra, justement, vendredi, au palais d’Iavoloha. Ce fonds sera mis à contribution pour concrétiser l’annonce faite par le Président, hier.

Capacité d’accueil

« Nous avons pu mettre en place la gratuité des traitements des personnes atteintes de la Covid-19 et nous continuons à le faire. Alors pourquoi ne pourrions-nous pas prendre en charge la gratuité des premiers soins auprès des services des urgences. C’est une question de volonté politique et nous l’avons », affirme le président de la République.

Sur sa lancée Andry Rajoelina a donné une consigne stricte. Plus personne ne doit être refoulé ou laissé pour compte dans les services d’urgence puisqu’ils n’ont pas les moyens de payer les soins. « Personne ne peut prévoir un accident. Il est désolant d’entendre que des personnes ne sont pas prises en charge faute d’argent, ou qu’un patient doit attendre qu’un parent arrive avec de l’argent pour être pris en charge par les urgences », déclare le locataire d’Iavoloha.

Le chef de l’État concède que le scénario qu’il a narré, dans certains cas, peut conduire au décès d’un patient, faute de prise en charge à temps.

« Il est question de la vie des gens. Ce genre de situation ne doit plus se reproduire », ajoute-t-il alors. La mesure annoncée par le président de la République devrait alléger les soucis d’une grande partie de la population. Qu’ils soient vulnérables, ou nantis, tous se retrouvent souvent désemparés, en effet, lorsqu’il faut attendre que la question financière soit réglée avant d’être pris en charge, alors qu’il est question d’urgence.

Outre la question financière, toutefois, une autre problématique auprès des services des urgences, notamment, des hôpitaux publics, s’est révélée durant la pandémie de la Covid-19. Il s’agit de l’insuffisance des places.

Le pays est parvenu à prendre le dessus sur le coronavirus, seulement, des faits récents témoignent que le problème concernant la capacité limitée des services des urgences reste d’actualité. C’est l’autre raison pour laquelle des patients, même mal en point, sont refoulés.

Les fréquents accidents de circulation avec de multiples blessés graves, ces dernières semaines ont, d’autant plus, révélé cette réalité. Un médecin urgentiste explique que lorsqu’un patient dans un état grave arrive aux urgences, il ne peut pas être transféré vers un autre service tant que son état n’est pas stabilisé. « Aussi, lorsqu’il y a plusieurs patients qui arrivent d’un coup, nous pouvons être rapidement submergés », reconnaît-il.

Pour marquer ses 130 ans, le Centre hospitalier de Soavinandriana s’est offert un élargissement et une mise aux normes de son service des urgences. Cela a pour effet d’augmenter sa capacité d’accueil. Un remastering que les urgences de plusieurs autres hôpitaux auraient bien besoin.

Le service des urgences de l’hôpital militaire de Soavinandriana a été complètement renové.



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