Route nationale du district Marovoay


La fameuse route nationale, RN P4, longue de 12km à partir du croisement de la RN4 vers Marovoay ville n’a même pas tenu trois ans. Elle est déjà en piteux état et sérieusement dévastée à 75%. Le cauchemar est de nouveau revenu pour les conducteurs et usagers de cette route qui est une artère principale menant vers la ville.

Cette portion a été réhabilitée en 2018, et la circulation était très fluide et rapide. Aujourd’hui, parcourir ces douze kilomètres dure une demi-heure pour les taxis-brousse et voitures légères. L’asphalte est déjà détérioré à partir d’Amparihiliva en passant par Antanimora et vers la ville.

Des nombreux nids d’autruche garnissent la voie. Les bordures de route sont aussi détruites car les véhicules préfèrent rouler vers le côté, les trous ornent le milieu de la chaussée.

Le long de la RN4, le pont situé dans la commune rurale d’Antanambao Andrano­- lava, au PK 498+480, dans le district de Marovoay, menace sérieusement d’être coupé. Le même problème revient, une lame a cédé et un grand trou garnit la passerelle métallique.

Mardi vers 14h30, la circulation était bloquée à cause d’un camion chargé qui était pris dans le vide. Une solution de fortune a été alors apportée. Des sacs de sable et plaques ont été placés sur la partie creuse et les véhicules ont pu de nouveau circuler.

En ville, une partie de la route est déjà bitumée et réhabilitée dont autour de la zone commerciale près du marché et à partir de la station Total devant l’hôtel Les Oliviers et la banque BNI.

À partir de là, le chemin est très poussiéreux et bringuebalant. Des gros dos d’ânes se forment, jusque devant l’église catholique et la route menant vers Tsararano et Ambolomoty.

La commune de Maro­voay n’a pas beaucoup changé en trois ans. Les ordures et saletés inondent la ville, des tas de déchets plastiques jonchent le sol derrière les ruelles et dans les canaux. Les poussières sont devenues le lot du quotidien des habitants.

Le climat est pourtant chaud. L’eau peine à sortir des robinets. Les maisons à étages sont privées d’eau jusqu’à minuit. Plusieurs quartiers n’ont pas accès à l’eau de robinet. C’est un éternel problème qui n’a pas encore été résolu par la Jirama depuis 2018. De plus, il est jaunâtre. Des habitations possèdent des puits en guise de borne fontaine.

Pourtant, la commune de Marovoay possède des potentialités économiques considérables avec la production de riz et l’élevage du poisson ainsi que d’autres produits agricoles.



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