Les habitants sur le qui-vive


Quelques ménages en bas d’un grand rocher auprès du fokontany Antsahondra attendent une solution rapide. L’altération des rochers augmente également le risque d’éboulement.

Dans le fokontany Manjaka­miadana Ankadinandriana, certains habitants vivent dans la peur qu’un glissement de terrain ne se passe dans ce quartier. Un grand rocher en altération risque de s’écrouler à tout moment. « On dort mal la nuit de peur que le rocher s’effondre à tout instant. On a alerté les responsables puisqu’on va bientôt entrer dans la saison cyclonique », indique Lalaina Sylvie Rasamison, une habitante auprès du rocher.

Les rochers présentent des fissures. Puisque sous l’effet de l’humidité, de la chaleur, et du vent, les rochers s’altèrent. Le danger guette les habitants, selon leurs dires, près de quatre ménages sont concernés par ce danger. « Près de quatre toits s’exposent directement au danger que représente ce rocher. Ce qui constitue près d’une vingtaine de personnes et dont la plupart sont des personnes âgées », enchaîne-telle.

Dans ce fokontany aucune évacuation n’a eu lieu jusqu’à présent pour les personnes concernées par ce danger. Pourtant le signalement de la menace a été effectué en fin de la semaine dernière.

Système d’alerte précoce

Les habitants quant à eux craignent pour leur vie mais ils n’ont nulle part où aller. « Nous avons hérités de ces terres de nos arrières-arrières-arrières grand-mère. Elles avaient construit ces maisons. Puis nous les avons réhabilitées. Nous devons évacuer mais ces maisons ont des valeurs sentimentales pour nous. C’est très dur de les abandonner », indique Monique Raheri­mahefarilala, une dame âgée et habitante dans le fokontany Antsahaondra. Pour les personnes concernées, ils ne seront pas néanmoins contre une évacuation dans le besoin. « Dans l’urgence, nous avons planifié d’évacuer en premier lieu les personnes âgées qui sont les plus nombreuses propriétaires des maisons en bas du rocher », indique Lalaina Rasamison.

Pour l’instant les études du BNGRC, Bureau national de gestion des risques et catastrophes, sont en cours. Sur sa page, le BNGRC a annoncé qu’une réunion sera effectuée afin de trouver une solution rapide et ce afin d’écarter le danger dans ce fokontany.

Les habitants suggèrent d’enlever les rochers qui se fissurent. « Nous comptons sur les décisions des responsables puisque les fissures sont de plus en plus profondes », réclame Irma, représentant social du fokontany. Le déroctage serait effectué auprès de cette zone à risque.

Au mois de février de cette année, sept zones sont les plus concernés par cette alerte danger. Il s’agit de Tsimialonjafy, Ankadilalalana, Ambatovinaky et Amparibe, Tsarafaritra, Tsimbazaza et Ambaninampamarinana. Le BNGRC a présagé un glissement de terrain dans ces zones. Manjakamiadana n’est pas épargné puisque des incidents comme des fissures ou encore un écroulement de maison s’y sont déjà produit dans certains fokontany.



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