Quand la musique tropicale épouse le jazz


Festif d’un côté, émouvant et toujours aussi fédérateur de l’autre. Ce week-end, la 32ème édition du festival Madajazzcar a accaparé l’attention des mélomanes de la capitale.

Deux rendez-vous exceptionnels qui ont largement su mettre en avant l’harmonie qui régit ce festival musical exceptionnel qu’est le Madajazzcar. Ainsi s’affirment fièrement les deux grandes affiches, que ce festival exclusif en ode à ce genre populaire et chaleureux qu’est le jazz nous a proposées tout au long de ce week-end. Laissant la part belle à l’émotion, mais surtout au partage comme l’a toujours souhaité Désiré Razafindrazaka lui-même, le plateau d’ouverture de ce t te 32ème édition du Madajazzcar a fait vibrer la scène de l’Institut français de Madagascar (IFM) dans la soirée du vendredi.

Le lendemain, c’est au tour du grand public de pouvoir profiter d’une réédition d’un concert électrisant que l’IFM Analakely nous a proposé lors de la récente Fête de la Musique en juin, à savoir les retrouvailles entre Tence Mena, Jaojoby et le Weaver Trio, cette fois à la Gare Soarano. De là où il est, Désiré Razafindrazaka ne cache sans doute pas sa fierté de voir cette 32ème édition du festival s’entamer ainsi tambour battant. Entre vibrant hommage et ode à la créativité, mais surtout à la jeunesse, Madajazzcar conquiert toujours autant.

Honneur à la jeune génération

Vers 19h, la salle de spectacle de l’IFM Analakely se remplit copieusement pour le concert d’ouverture du festival. « Autour de la basse», une pléiade de jeunes bassistes est conviée à se relayer sur la grande scène pour rendre hommage à Désiré Razafindrazaka, lui-même un grand amateur de la contrebasse. Les lumières se tamisent, l’impatience se fait ressentir dans la salle, tandis que le directeur de l’IFM, François Maugrenier, Jackie Ranarison, président du comité d’organisation de Madajazzcar et Fanja Andriamanantena rentrent en scène.

Sur quelques notes, cette dernière chantonne une chanson qu’elle dédie à Désiré Razafindrazaka. Elle affirme ensuite avec émotions « Mon cher ami, au nom de tous ces jeunes que tu affectionnes, au nom de tous qui grâce à Madajazzcar peuvent toujours partager leur passion, au nom de cette musique que tu as démocratisé envers et contre tout, je te dis merci ». C’est ensuite au tour de la charmante Manou Radonason d’ouvrir la scène avec le morceau intitulé « Rotsirotsy ». Vatsiahy Ravaloson à l’instar de Désiré, de s’illustrer ensuite à la contrebasse, alors qu’Antsiva Andriamasimanana sublime de son talent au scat, ses mélodies à la basse.

Électrisant Jazz Tropikaly

Harty Andriambelo quant à lui a assuré le show en étant accompagné de la chanteuse Sity Rakoto. Cerise sur le gâteau lors de ce concert d’ouverture, la participation du fils de Silo, Vazo Lee à la basse et de son groupe, qui comprend à la batterie Andy Razafindrazaka, ni plus ni moins que la grande fierté de son paternel qui a su lui transmettre l’amour du jazz. De quoi largement raviver les émotions chez le public présent.

Le samedi après-midi, c’est à une toute autre sauce que le festival Madajazzcar s’est redécouvert auprès du grand public.

Vers 16h30, la Gare Soarano était bondée de monde à l’idée de redécouvrir pour certains, mais surtout découvrir pour beaucoup, ce fameux melting-pot musical que forment Tence Mena, Jaojoby et Weaver Trio sur scène. Réédition d’un concept inédit lancé par l’IFM Analakely en juin pour la Fête de la Musique, ces retrouvailles on t surpris, envoûté et conquis autant les fans du jazz que les profanes.

De « Agnao no tena izy », « Samy mahery » ou encore « Sitran’ny solo » par Tence Mena, mais aussi « Manina ny aminay », « Tsy hirenireny» ou encore « Tia anao izaho » de Jaojoby, en duo ou en solo, les deux artistes captivent le public. Festif et chaleureux à l’image du festival, ce concert fut tout aussi bien fédérateur comme l’a toujours été Désiré Razafindrazaka. Le reste de la programmation de cette 32ème édition le sera tout autant, ainsi laissez-vous porter par les mélodies du jazz jusqu’au 17 octobre.

La cérémonie d’ouverture de la 32ème édition en ode à la basse a mis en avant le talent de cette jeune génération dont Désiré Razafindrazaka est fier, à l’IFM Analakely



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