2,3 milliards de dollars de réserves en devises – Midi Madagasikara


Rindra  Hasimbelo Rabarinirinarison met la lutte contre le non rapatriement des devises parmi ses priorités.

Encourageante. Pour sa première interview télévisée sur TV Plus vendredi dernier, la ministre de l’Economie et des Finances, Rindra Hasimbelo Rabarinirinarison a annoncé des nouvelles plutôt bonnes pour l’économie.

Notamment en matière de changes où les voyants ne sont plus au rouge avec une réserve de devises en augmentation et un Ariary qui commence aussi à retrouver de la compétitivité. Par ailleurs, les législations sur les changes font actuellement l’objet d’une profonde réforme.

Croissance positive

Madagascar dispose actuellement d’un confortable matelas de devises. « Les réserves de changes du pays sont estimées à 2,3 milliards de dollars » a précisé la ministre, soit des réserves pour 6 à 8 mois d’importation. Une croissance positive, en somme, quand on sait que ces réserves en devises se chiffraient à 1,816 milliards de dollars en mars 2021, soit une hausse d’environ 27%. Mais la performance est encore appelée à s’améliorer dans l’avenir grâce aux  efforts menés actuellement  par le ministère de l’Economie et des Finances pour endiguer le non rapatriement des devises.  Sur ce point, en effet, Rindra Hasimbelo Rabarinirinarison de rappeler que nombreux sont encore les  exportateurs qui ne remplissent pas leurs obligations légales de rapatrier les devises. Actuellement, les statistiques font état de plus de 2 000 milliards d’ariary non rapatriés et de 391 millions de dollars de devises non vendues sur le MID. Or, les réglementations sur les changes exigent des exportateurs,  le rapatriement de 100% des devises et la cession des 70% sur le marché interbancaire des devises.

Dispositifs

En tout cas, des dispositifs sont actuellement mis en place par le ministère de l’Economie et des Finances pour augmenter le taux de rapatriement des devises. Des exportateurs en infraction ont même fait l’objet de poursuites judiciaires. Les procédures sont actuellement en cours à leur encontre et ils sont passibles de sanctions pénales après plusieurs lettres de mise en demeure sans effet.  Des mesures sont également prises pour parer aux manœuvres frauduleuses de certains exportateurs malhonnêtes qui n’hésitent pas à faire preuve de mauvaise foi en fermant leur entreprise après chaque opération d’exportation et à en créer une autre pour continuer à opérer. Le ministère de l’Economie et des Finances a par exemple découvert les manœuvres frauduleuses d’un exportateur qui a fermé une quinzaine d’entreprises exportatrices pour échapper au rapatriement des devises. Désormais, pour mettre un terme à ce genre de pratiques malsaines, toute demande de fermeture d’une entreprise exportatrice fait l’objet d’une enquête relative au rapatriement de devises et un contrôle fiscal. Ce qui permettra de vérifier les irrégularités et d’obliger les exportateurs à se soumettre à l’obligation de rapatriement des devises. Le tout dans l’objectif d’augmenter les offres en devises sur le MID et d’éviter ainsi la dépréciation de l’Ariary. La monnaie nationale qui semble  actuellement retrouver du souffle en affichant, ces dernières semaines, une certaine stabilité.

Réforme

Et  le meilleur est à venir puisque conformément aux directives du président de la République, le ministère  de l’Economie et des Finances est en train de procéder à une profonde réforme des législations sur les changes. Selon nos informations, un nouveau code des changes est actuellement en gestation et sera probablement soumis au Parlement à la prochaine session parlementaire. Un décret est par ailleurs en cours d’élaboration pour obliger les exportateurs à procéder régulièrement au rapatriement des devises.

R.Edmond





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