Une dépendance remise en question – Midi Madagasikara


La panne des services de Facebook, lundi dernier en l’espace de quelques heures, a provoqué l’émoi de plusieurs milliards d’utilisateurs. Elle a permis de montrer le rôle qu’ils jouent aujourd’hui dans nos sociétés. Personne ne peut se passer de Facebook, Messenger, Instagram ou WhatsApp, mais on peut se poser des questions sur cette dépendance qui peut à la longue nous handicaper.

Une dépendance remise en question

La survenue de la panne des services Facebook a surpris tous les utilisateurs. Pour la majorité d’entre eux, il s’agissait d’une véritable gêne car cela a bousculé leurs habitudes. Ils ont senti un manque car ils ne pouvaient plus communiquer ou s’informer. Pour les professionnels, il y a eu une rupture dans leur façon de travailler. Les chercheurs, les étudiants, les documentalistes, les acteurs des milieux économiques ou les membres de la presse ont ressenti assez durement cette panne mondiale. Au sein des rédactions, l’impossibilité de recevoir des dépêches d’agence ou la coupure des liaisons avec leurs correspondants ont provoqué une certaine pagaille. On a pu prendre conscience de cette dépendance qui n’est pas très saine. Pour beaucoup d’utilisateurs, se connecter est une pratique machinale. Les accusations portées par une lanceuse d’alerte qui a été entendue par les membres du congrès américain sont très précises. Elle dénonce les pratiques de l’entreprise Facebook de Mark Zuckerberg qui conditionne ses utilisateurs, en leur présentant des articles orientés. Cela permet le placement de publicités qui sont très lucratives. Le fondateur de Facebook s’est évidemment défendu contre ces accusations, mais il risque d’être sanctionné par le congrès. Cette panne a été très dommageable pour Facebook car l’entreprise a vu ses actions chuter en bourse et elle a ainsi perdu quelque six milliards de dollars. Aujourd’hui, cet événement de lundi nous permet de remettre en perspective l’importance de ce service dans notre société et d’essayer de prendre un peu de distance avec les commodités qu’il offre.

Patrice RABE





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