Greffe d’organe – L’espoir renaît pour plusieurs malades


Madagascar va pouvoir rattraper son retard, en termes de soins médicaux. L’État s’apprête à réaliser la greffe d’organe. L’opération est très attendue.

L a greffe d’organe, annoncée lors du Conseil des ministres du 6 octobre, est très attendue. « Espérons que ce projet de transplantation rénale soit réalisé à Madagascar », indique Lalah, un patient qui vit avec une maladie rénale, depuis plusieurs années. Il s’agit bien d’une révolution pour Mada­gascar. Jusqu’ici, les malades doivent se rendre à l’étranger, pour faire une greffe d’organe. « Un malade doit disposer, d’au moins 25 000 dollars (cf.: 98 millions de dollars), pour se faire opérer en Inde », indique une source auprès de l’association rénale de Madagascar, hier.

Dans cette association, une dizaine de membres, souffrant d’une insuffisance rénale, attendent impatiemment leur opération. Ils préparent leur départ en Inde, là où la greffe d’organe prospère, et où le coût de toute l’opération est « supportable » pour les Malgaches. Mais avec la fermeture des frontières et la propagation du virus de Covid-19, l’évacuation sanitaire en Inde reste incertaine. Plusieurs personnes ont besoin d’une greffe de rein à Madagascar. Le service de néphrologie du Centre hospitalier universitaire Joseph Raseta Befelatànana (CHU JRB) et celui du CHU Joseph Ravoahangy Andrianavalona, recenseraient six patients en phase terminale, par semaine.

Une loi pour balise

Beaucoup en meurent, d’autres ont épuisé tous leurs biens pour les séances de dialyse, qui doivent être réalisées trois fois par semaine et à vie. Une séance coûte dans les 300 000 ariary. Cette opération est très attendue. Mais il est peu probable, que la première greffe soit faisable, cette année. « La préparation d’une trans­- plantation rénale n’est pas simple », indique un professeur. « Il faudra du matériel et un plateau technique dans les normes, des ressources humaines spécialistes dans le domaine, aussi bien les chirurgiens que les anesthésistes-réanimateurs.

Cette opération ne peut être réalisée sans une loi qui servira de balise. Et enfin, il faudra préparer la population sur cet acte médical. La transplantation rénale ne pourra être réalisée, qu’une fois tous ces critères remplis », rajoute cette source.

Pour le moment, seul le bâtiment est prêt pour Madagascar. Il se trouve au CHU Andohatapenaka. L’État prépare la formation du corps médical qui va réaliser cette greffe d’organe, en collaboration avec l’Inde.



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