Stocks de nominations au Conseil des ministres


En mode intérimaire. Cette forme de gouvernance tend à perdurer depuis des mois. Le Conseil des ministres de ce jour va-t-il casser cette « nouvelle dynamique ».

Déficit en compétences? Peut-être. Il fut un moment où la présidence de la république a lancé un appel d’offres pour recruter 1 500 personnes à occuper des postes des hauts emplois de l’État. Qu’est-il advenu de cette démarche? Des faits sautent aux yeux. Un ministère, des sociétés d’État et des organismes rattachés sont mis sous la coupe d’une gestion provisoire. Quelques exemples attestent cette évidence qui ne souffre d’aucune discussion.

Le Premier ministre Christian Ntsay devient ministre des Mines et des ressources stratégiques, MMRS. Il a entre ses bras des patates chaudes laissées par Fidiniavo Ravokatra et abandonnées par Brice Randrianasolo. Pour ne citer que le bras de fer opposant pro et anti-Base Toliara pour l’exploitation de l’ilménite de Ranobe. En outre, le semblant de reprise des activités à l’usine de chrome de la Kraoma SA à Brieville, n’a pas duré longtemps. Après le retrait de la société APC, un sous-traitant devenu omnipotent.

Il reste aussi à Christian Ntsay à achever le vaste chantier déjà ouvert de la refonte du Code minier. Dont la dernière mouture, sur son aspect fiscal, soulève une poussière d’inquiétudes parmi les grands noms du secteur minier.

Or, c’est un outil utile pour ramener sur le droit chemin des milliers de petits exploitants illicites qui écument en toute impunité des gisements découverts ici et là. Même le cœur des aires protégées et des parcs nationaux, est aujourd’hui « profané » par ces chercheurs d’or, de saphir et de béryl.

Figurants

Si Christian Ntsay, par son statut de chef de l’Admi­nistration, a les coudées franches, les épaules assez larges et solides pour accomplir ses missions, aussi délicates soient-elles, les autres intérimaires jouent plutôt les rôles des figurants. Hanitra Rasetarinera chez Air Madagascar, Nante­naina Rasolonirina à l’Omnis, Serge Razafindrakoto à la Caisse d’épargne, Lisiniaina Razafindrakoto pour l’EDBM assurent l’évacuation des affaires courantes. Au nom de la continuité de l’État. Ils n’osent pas s’engager davantage. Pourquoi ne pas les confirmer dans leurs « fauteuils » pour dissiper leurs doutes ? Ils ont quand même des mérites à faire valoir.

Pour la compagnie d’assurance Ny Havana, après le décès du titulaire au poste, le siège du directeur général reste vacant. Alors qu’il s’agit de l’un des bras financiers de l’État à l’heure où il est question de Fonds souverain. L’Aviation civile de Madagas­car, ACM, n’a pas non plus de pilote. Une navigation à vue qui peut avoir une influence négative sur la date de la reprise des vols commerciaux.

En parallèle, des représentations diplomatiques attendent l’arrivée des ambassadeurs. La diplomatie économique initiée par le ministre des Affaires étrangères, Patrick Rajoelina, justifie que les pièces du puzzle soient mises à leurs places.



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