Hôpitaux publics – Les services des urgences submergés


Les services des urgences et de réanimation des grands hôpitaux sont débordés. Des malades se voient refuser à l’entrée.

Julienne, état comateux, s’est fait rejeter à l’entrée des grands hôpitaux de la capitale, la semaine passée. « Nous sommes désolés. Nous affichons complet. Il n’y a plus de place disponible», indique un médecin de garde du service des urgences du centre hospitalier de Soavinan- driana (CENHSOA). Sa famille tente le service des urgences du centre hospitalier universitaire Joseph Raseta Befelatanana (CHU JRB).

Là encore, elle ne sera pas admise. « Nous vous conseillons le CHU Andohata­penaka! Peut être que là-bas, vous allez trouver une place », suggère un médecin de cet hôpital, aux personnes qui accompagnent cette malade, sans la regarder. Sur le chemin, l’état de Julienne se dégrade. Elle est à l’agonie, lorsqu’elle arrive au CHU Andohatapenaka, qui, heureusement, a encore des places pour les malades en état de choc. Mais pas pour longtemps. Les lits du service de réanimation du CHU Andohatapenaka se voient remplir petit à petit.

La plupart des services des urgences et de réanimation de la capitale sont débordés. « Nous avons beaucoup de patients, ces temps-ci. Notre capacité a déjà augmenté, suite à des travaux d’extension, mais il nous manque toujours des J places », admet un responsable du CHU JRB. La capacité d’accueil des services des urgences et des services de réanimation est très limitée. Elle ne suit pas le rythme des besoins.

Pas de Covid-19

Une vingtaine de lits pour la réanimation et cinq lits pour les urgences, au CHU JRB. Huit lits au service des urgences du CENHSOA. L’état des patients à l’arrivée alourdit ce problème de capacité d’accueil. « La plupart des malades sont dans un état grave, à l’arrivée. Nous ne pouvons les transférer dans un autre service qu’une fois que leur état se stabilise. Et dans les salles, les lits sont souvent complets, également», enchaîne notre source.

Les médecins précisent que ces malades en état de choc qui remplissent les hôpitaux ne sont pas des cas de Covid-19. « Ce sont, généralement, des victimes d’accident vasculaire cérébrale (AVC) et de maladie cardiovasculaire ». Les médecins exhortent le contrôle systématique de la santé, pour éviter ces états de choc qui, en cas de retard de prise en charge, peuvent engendrer la mort.

La capacité d’accueil des services des urgences des hôpitaux de la capitale devrait augmenter, bientôt. Des travaux d’extension sont en cours au CENHSOA et au CHU Joseph Ravoahangy Andrianavalona (JRA) à Ampefiloha. Mais en attendant que ces travaux soient terminés, d’autres patients se feront encore rejeter aux portes des hôpitaux.



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