Flux financier – La Banque centrale « renie » les cryptomonnaies


Mieux vaut tard que jamais. Face au succès des cryptomonnaies le banque centrale s’est décidée à sévir.

Rétropédalage. La Banque centrale de Madagascar, BFM, a un moment tenté de réunir les principaux acteurs et initiateurs des cryptomonnaies dans le pays. Mais la rencontre n’a pas abouti à l’ébauche d’un cadre légal pour cette nouvelle tendance des transactions monétaires à travers le monde. Face à une situation floue ou entretenue comme telle dans une ambiguïté pendante, la BFM a pris ses responsabilités.

Pour elle « à ce stade, les cryptomonnaies ne sont ni émises, ni règlementées par la BFM ou toute autre autorité monétaire, et n’ont pas cours légal à Madagascar ». La BFM poursuit son communiqué par la mise en garde du public sur les dangers encourus avec les cryptomonnaies.

Issue salutaire

« Comme leur utilisation à des fins de blanchiment et de financement du terrorisme, en raison de la non-traçabilité et de l’anonymisation des échanges. Des risques financiers par leur volatilité et leur nature spéculative. Les crypto monnaies n’offrent aucune garantie de valeur, ni de liquidité pouvant entraîner des pertes financières pour les consommateurs en cas d’effondrement de leurs prix. La responsabilité des plateformes d’échanges n’est nullement engagée en cas de perte. Et par l’absence de statut légal et de cadre réglementaire, elles n’offrent aucun recours possible en cas de cyberattaque, de fraude, d’erreur ou toute autre utilisation non autorisée ».

La BFM laisse quand même entrevoir une issue salutaire. « Néanmoins, la BFM se félicite des développements technologiques qui contribuent au renforcement de l’efficacité du secteur financier et de l’inclusion financière. Elle reste consciente de l’intérêt croissant du public envers l’essor des cryptomonnaies ».

Un terrain d’entente serait alors à trouver. Même la BFM a déjà envisagé l’e-ariary pour réduire les paiements d’une main à l’autre avec les traditionnels billets de banques.



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