Rapt de Owne Alek – Les deux derniers suspects incarcérés


Avant de mourir, un des ravisseurs du défunt Owne Alek avait cité deux derniers complices. Une nouvelle enquête a abouti à leur arrestation et incarcération, samedi.

Du rebondissement sur l’affaire Owne Alek, dont le corps sans vie a été retrouvé le 11 mars, dans la cour d’une maison à Tsarakofafa Toamasina, soit six ans après son enlèvement. Deux derniers complices du crime ont été renvoyés derrière les barreaux au terme de leur passage au parquet, près le tribunal de première instance (TPI) d’Antananarivo, samedi. Ils sont un ex-militaire, placé à Tsiafahy, et une femme, enfermée à Antanimora. Une dizaine d’arrestations, en rapport à ce kidnapping, ont été réalisées. Certains ravisseurs sont tombés sous les balles lors des accrochages avec les forces de l’ordre.

D’autres ont été mis en détention préventive. D’après des bribes d’in formation, un des auteurs principaux qui avait été touché par balle pendant le coup de filet avait fourni aux enquêteurs les noms de l’ex-militaire et de la femme en question. Avant de rendre l’âme, il avait avoué qu’ils étaient leurs derniers complices. Ceux-ci étaient en cavale pendant deux ans.

Plainte

La famille de la victime a saisi le parquet d’Antananarivo par une plainte, le 7 septembre dernier. L’enquête a été confiée à la section des recherches criminelles de Fiadanana. Très rapidement, le 22 septembre, les deux pièces manquantes du puzzle ont été arrêtées à Toamasina. Elles ont été transférées à la capitale pour un interrogatoire. Owne Alek, fils d’une famille malgache d’origine indienne, propriétaire de la société STI à Mangarano Toamasina, aurait eu 32 ans cette année. Il est tombé entre les mains de kidnappeurs armés, le 24 juin 2014. Les criminels avaient réclamé 1 milliard d’ariary contre sa libération. Des pourparlers ont été entamés, à la suite de quoi la somme a été fixée à 200 millions d’ariary.

L’otage n’a pas du tout été relâché après le versement de la rançon. Les informations révélées plus tard établissent qu’il est décédé trois jours après sa captivité.

Les enquêteurs ont continué leurs investigations, même après que le TPI d’Antananarivo a acquitté, au bénéfice du doute, sept accusés du crime, le 8 novembre 2016. De son côté, la famille du défunt s’est battue jusqu’au bout pour que justice soit faite.



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