l’Afrique au stade des incertitudes



Les qualifications africaines pour la Coupe du monde 2022 de football se poursuivent du 6 au 12 octobre 2021, avec 41 matches au programme. Les résultats de ces 3e et 4e journées s’annoncent incertains, un tiers des rencontres ayant été délocalisées dans un autre pays. Certaines équipes nationales comme celles de la Côte d’Ivoire et du Mali n’ont en effet aucun stade aux normes internationales actuellement disponible.

Pour assister à une rencontre des éliminatoires africaines pour la Coupe du monde 2022 – lorsque c’est autorisé ! – mieux vaut être au Maroc. Du 6 au 12 octobre 2021, près d’un quart des 41* matches de qualifications prévus vont en effet avoir lieu au Royaume chérifien, selon le programme de la Fédération internationale (FIFA).

Beaucoup de pays ne disposent pas, actuellement, d’un stade répondant aux normes édictées par la Confédération africaine de football (CAF) et/ou la FIFA. Leur équipe nationale est donc forcée d’aller jouer un match à « domicile » à l’étranger. L’Afrique du Sud, le Cameroun et surtout le Maroc se muent alors en terre d’accueil pour des sélections en rade de stade.

Les Marocains vont ainsi affronter la Guinée-Bissau le 6 à Rabat et le 9 à Casablanca, avant de jouer le 12 à Rabat face à une Guinée* forcée, elle, de s’expatrier à cause du contexte politique à Conakry.

Premières équipes qualifiées pour le dernier tour ?

Si les Lions de l’Atlas remportent ces trois rencontres, ils auront une chance de s’assurer la première place du groupe I et ainsi de se qualifier pour le dernier tour des éliminatoires. Seul le premier de chacun des dix groupes est en effet assuré de disputer les « barrages » prévus en mars 2022.

La Tunisie (groupe B), le Nigeria (groupe C), la Libye (groupe F) et le Sénégal (groupe H), qui ont remporté leurs deux premiers matches, peuvent également en faire de même. A condition que ces équipes gagnent  leurs deux matches à venir et que leurs concurrents directs aient ainsi plus de six points de retard, à l’issue de la 4e journée.

Ou alors il faudra attendre la fin de cette phase de groupes, avec des 5e et 6e journées programmées entre les 11 et 16 novembre 2021, pour y voir plus clair…

 

*Le match Guinée-Maroc était prévu le 6 septembre à Conakry, pour le compte de la 3e journée des qualifications, mais il a été reporté suite à un coup d’État dans la capitale guinéenne.


COUPE DU MONDE 2022 : QUALIFICATIONS AFRIQUE, 3e ET 4e JOURNÉES

Mercredi 6 octobre 2021 –

Soudan – Guinée, à Marrakech (Maroc) [Groupe I]

Maroc – Guinée-Bissau, à Rabat [Groupe I]

Jeudi 7 octobre 2021 –

Tanzanie – Bénin, à Dar es Salaam [groupe J]

RD Congo – Madagascar, à Kinshasa [groupe J]

Liberia – Cap-Vert, à Accra (Ghana) [groupe C]

Guinée équatoriale – Zambie, à Malabo [groupe B]

Rwanda – Ouganda, à Kigali [groupe E]

Nigeria – République centrafricaine, à Lagos [groupe C]

Tunisie – Mauritanie, à Radès [groupe B]

Mali – Kenya, à Agadir (Maroc) [groupe E]

Vendredi 8 octobre 2021 –

Malawi – Côte d’Ivoire, à Soweto (Afrique du Sud) [groupe D]

Cameroun – Mozambique, à Douala [groupe D]

Angola – Gabon, à Luanda [groupe F]

Algérie – Niger, à Blida [groupe A]

Djibouti – Burkina Faso, à Marrakech (Maroc) [groupe A]

Égypte – Libye, à Borg El Arab [groupe F]

Samedi 9 octobre 2021 –

Guinée – Soudan, à Agadir (Maroc) [groupe I]

Éthiopie – Afrique du Sud, à Bahir Dar [groupe G]

Togo – Congo-B, à Lomé [groupe H]

Ghana – Zimbabwe, à Cape Coast [groupe G]

Guinée-Bissau – Maroc, à Casablanca (Maroc), [groupe I]

Sénégal – Namibie, à Thiès [groupe H]

Dimanche 10 octobre 2021 –

Bénin – Tanzanie, à Cotonou [groupe J]

République centrafricaine – Nigeria, à Douala (Cameroun) [groupe C]

Ouganda – Rwanda, à Kitende [groupe E]

Kenya – Mali, à Nairobi [groupe E]

Zambie – Guinée équatoriale, à Lusaka [groupe B]

Cap-Vert – Liberia, à Mindelo [groupe C]

Madagascar – RD Congo, à Mahamasina [groupe J]

Mauritanie – Tunisie, à Nouakchott [groupe B]

Lundi 11 octobre 2021 –

Mozambique – Cameroun, à Tanger (Maroc) [groupe D]

Gabon – Angola, à Franceville [groupe F]

Burkina Faso – Djibouti, à Marrakech (Maroc) [groupe A]

Côte d’Ivoire – Malawi, à Cotonou (Bénin) [groupe D]

Libye – Égypte, à Benghazi [groupe F]

Mardi 12 octobre 2021 –

Namibie – Sénégal, à Soweto (Afrique du Sud) [groupe H]

Zimbabwe – Ghana, à Harare [groupe G]

Congo-B – Togo, à Brazzaville [groupe H]

Niger – Algérie, à Niamey [groupe A]

Afrique du Sud – Éthiopie, à Johannesbourg [groupe G]

Guinée – Maroc*, à Rabat (Maroc) [groupe I]

CERTIFICATION D’UN STADE, MODE D’EMPLOI

Depuis deux ans, la Confédération africaine de football (CAF) et la Fédération internationale de football (FIFA) ont haussé leur niveau d’exigence concernant l’état des stades en Afrique. Une politique qui fait suite à la proposition début 2020 de Gianni Infantino, le patron de la FIFA, de doter chaque pays du continent d’au moins une enceinte de top niveau. Idée reprise par l’actuel patron de la CAF, Patrice Motsepe, qui espère ainsi donner une meilleure image du football africain, notamment lors des retransmissions télévisées.

Ces derniers mois, les équipes de la CAF et/ou de la FIFA ont régulièrement sillonné le continent et ses aires de jeu, en fonction des matches à venir (qualifications pour la CAN et la Coupe du monde, compétitions interclubs, etc.). « La CAF investit beaucoup de temps, d’énergie et de ressources sur ce sujet, assure l’instance à rfi.fr. Les exigences des stades labellisés CAF sont régies par des critères minimaux à remplir par qu’un stade soit classé (en ordre croissant) en tant que stade de Catégorie 1, 2, 3 ou 4. Plus la catégorie est élevée, plus stricts et plus nombreux sont les critères ».

La Confédération évalue notamment cinq grands secteurs : le terrain, la sécurité et la sûreté des lieux, la conformité structurelle du stade, son infrastructure, et d’autres « facteurs d’hygiène ». Si l’état des pelouses est souvent pointé du doigt, la CAF ne veut pas faire de généralités concernant les infrastructures du continent. « L’Afrique a de nombreuses enceintes de classe mondiale, rappelle-t-elle. Allez au Soccer City en Afrique du Sud, au Stade du Cap, au Japoma au Cameroun, ou au stade de Rabat au Maroc. Ces stades ne sont pas différents de ceux de Paris ou Wembley ».

Interrogée sur le nombre de pays africains qui disposent de telles structures, la CAF préfère cependant botter en touche. Enfin, elle rappelle que si un pays n’est pas d’accord avec les conclusions d’une visite, sa Fédération est en droit de contester l’évaluation faite : « Normalement, il existe un rapport complet sur l’inspection qui leur est présentée. Ce rapport présente des informations factuelles au sujet de ce qui existe  sur place. Toutes les décisions, bien sûr, peuvent faire l’objet d’un appel, comme partout ailleurs dans le monde. »



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