les rendez-vous en octobre 2021


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Sous forme numérique ou en présentiel, où auront lieu en octobre les rendez-vous phares de la culture africaine ? Voici quatorze propositions en Angola, en RDC, au Burkina Faso, en Belgique, en France… Et n’hésitez pas à nous envoyer vos « incontournables » à l’adresse rfipageculture@yahoo.fr.

Le 36e Festival international du film francophone de Namur (FIFF) aura lieu du 1er au 8 octobre, en Belgique, au cœur de la capitale wallonne. Au programme, des longs métrages comme Freda, le premier film de Gessica Généus (Haïti, France, Bénin), Les Prières de Delphine, de Rosine Mbakam (Belgique, Cameroun) ou Zinder, d’Aïcha Macky (Niger, France, Allemagne), mais aussi des courts comme Aly, de Thomas Wood, sur un jeune demandeur d’asile guinéen, ou Astel, de Ramata-Toulaye Sy (Sénégal) sur une fille dans une région isolée au nord du Sénégal.

Du 4 au 8 octobre, les jeunes seront à l’honneur de la 2e édition de la Biennale de Luanda pour la culture de la paix qui se tient sur place et en ligne « pour renforcer le mouvement panafricain » et travailler « sur la prévention de la violence et la résolution des conflits en encourageant les échanges culturels en Afrique ». Autres priorités affichées de cette initiative commune de l’Unesco, l’Union africaine et du gouvernement angolais : le dialogue entre les générations et la promotion de l’égalité des genres.

Le Festival du film arabe de Fameck se déroulera du 6 au 17 octobre pour promouvoir une cinématographie émergente dont la programmation réunit 55 films venus du Maroc, l’Algérie, la Tunisie, l’Égypte, la Jordanie, la Syrie, la Palestine, de l’Irak, du Liban…, dont notre coup de cœur de la Mostra 2020, Burning Casablanca -Zanka Contact, du réalisateur Ismaël El Iraki.

Le 7 octobre, à l’occasion du Sommet Afrique-France, qui débutera à Montpellier le même jour, la Maison des Francophonies de Montpellier Via-Domitia verra le jour. Cette structure originale dans le paysage de la Francophonie institutionnelle réunira Montpellier Méditerranée Métropole, les universités et la Maison des Sciences de l’Homme, et « vise à encourager la promotion et l’étude des dynamiques des francophonies dans toutes leurs dimensions linguistique, culturelle, historique et politique ».  

Au même moment, Montpellier Danse ouvrira le 7 et 8 octobre sa nouvelle saison avec des résidences de danseurs et chorégraphes venus aussi de Casablanca, Marrakech, Alger, Tunis, Libreville et Nairobi, mais également avec une programmation de films de réalisateurs du continent africain faisant écho « du nouveau cinéma des Afriques » à l’occasion du Sommet Afrique-France.

À partir du 7 octobre, la galerie Roger-Viollet présentera L’Orient en Grand – une épopée photographique au format panoramique. Une cinquantaine d’images prises avec des chambres photographiques sur des plaques de verre autour des années 1900 permettent de découvrir des « Touaregs priant dans le Sahara, oasis, scènes de rue à Marrakech, à Tunis et au Caire, portraits de la tribu des Ouled Naïl en Algérie… »

Du 7 au 9 octobre, la 6e édition des Voix d’Orléans donne « Carte blanche » » au Parlement des écrivaines francophones issues des cinq continents. Cette interprétation de la francophonie au féminin est née grâce à l’initiative de l’autrice franco-tunisienne Fawzia Zouari et le soutien de Leïla Slimani, prix Goncourt 2016 et représentante personnelle du Président de la République française pour la Francophonie.

Lanin Saint-Etienne Yeanzi, sans titre, 2021. Du plastique fondu et recyclé sur toile.
Lanin Saint-Etienne Yeanzi, sans titre, 2021. Du plastique fondu et recyclé sur toile. © Yeanzi / Galerie Melbye-Konan

Re-Création, une exposition au centre d’art d’Apt, met en scène, du 14 octobre 2021 au 19 mars 2022, des œuvres d’artistes contemporains d’Afrique et de la diaspora qui revisitent les grands classiques de l’Art européen.

Le 15 octobre est la date limite des envois pour le nouveau Grand prix panafricain de littérature. Doté de 30 000 dollars et lancé par le président congolais Félix Tshisekedi à l’occasion de la présidence congolaise de l’Union africaine, le prix est destiné « à consacrer un auteur du continent ayant produit une œuvre remarquable en prose ou en vers touchant à la fiction (roman, nouvelle, théâtre, conte, poésie), en français ou en anglais ». L’initiative ambitionne également « à réparer un oubli : le manque, jusqu’à ce jour, au continent africain d’un Grand prix littéraire propre à lui ». La proclamation du lauréat aura lieu à Kinshasa, le 7 novembre, en marge de la Journée internationale de l’écrivain africain.

L’Abîme. Nantes dans la traite atlantique et l’esclavage colonial (1707-1830). Le Château des Ducs de Bretagne à Nantes propose à partir du 16 octobre de « décoloniser sa pensée ». Une exposition élaborée à partir de 30 ans de recherche et d’« une collection constituée depuis plus d’un siècle » pour mettre en avant aussi « de nouveaux sujets de recherche ».

Le Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco) aura lieu du 16 au 23 octobre. La 27e édition promet un festival renouvelé et diversifié. Parmi les 1 132 films inscrits, 239 films issus de 50 pays ont été sélectionnés. « Cinémas d’Afrique et de la diaspora. Nouveaux regards, nouveaux défis » est cette année le leitmotiv de la fête du cinéma africain dont le cinéaste mauritanien Abderrahmane Sissako assure la présidence du jury.

« Leurs parents et grands-parents sont nés et ont vécu au Congo, en Angola, en Guinée, au Bénin, en Algérie, à Madagascar… », aujourd’hui leurs productions artistiques nourrissent « une réflexion originale sur le racisme, la décolonisation des arts ou encore la déconstruction de la pensée coloniale ». L’exposition EUROPA, Oxalá au MUCEM, à Marseille, présente à partir du 20 octobre une soixantaine d’œuvres de 21 artistes et intellectuels européens dont les origines familiales se situent dans les anciennes colonies.

Statue royale mi-homme mi-lion du roi Glèlè, statue royale mi-homme mi-oiseau du roi Ghézo, statue royale mi-homme mi-requin du roi Béhanzin… Avant leur restitution au Bénin, ces prises de guerre du général Dodds dans le palais incendié par le roi Béhanzin après les combats de 1892 de la campagne du Dahomey seront une dernière fois exposées au musée du Quai Branly-Jacques Chirac à Paris. Sous le titre Bénin, la restitution de 26 œuvres des trésors royaux d’Abomey, du 26 au 31 octobre, les visiteurs pourront admirer ces objets culturels « pris pendant la colonisation en Afrique, avant leur retour dans leur pays d’origine ».



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