Le prix du gaz menace de flamber


Le prix du gaz sur le marché international a connu une hausse sans précédent. Madagascar sera-t-il épargné par cette tendance mondiale qui peut être exacerbée par le froid attendu dans les pays occidentaux ?

Depuis le début de l’année, les cours du gaz ont flambé de 300%. Alors même que la saison hivernale n’a pas encore commencé. Une explosion qui s’explique à la fois par des stocks bas, une forte demande de gaz naturel liquéfié en Asie et une incapacité de la Russie et la Norvège à augmenter leurs livraisons ». Voilà la triste mais réelle constatation des spécialistes du marché gazier à l’échelle mondiale. En France, dès demain, les conséquences vont être ressenties dans plusieurs foyers.

Voici la configuration qui se dessine. « Les tarifs réglementés d’Energie vont encore augmenter de 12,6 % le 1er octobre, a annoncé lundi la Commission de régulation de l’énergie, CRE, Il s’agit de la plus forte hausse constatée depuis 2013 et la mensualisation du calcul – qui se faisait auparavant par trimestre. Hors taxe, la hausse des tarifs réglementés pour octobre est de 13,9 % et, dans le détail, de 4,5 % pour les utilisateurs de gaz pour la cuisson, de 9,1 % pour ceux qui ont un double usage (cuisson et eau chaude) et de 14,3 % pour les ménages qui se chauffent au gaz. Depuis janvier, la progression Toutes taxes comprises, TTC, atteint + 58,9 %. ».

Si l’on dresse un parallélisme de forme entre les deux cas, en supposant que les fournisseurs à Madagascar sont soumis aux mêmes conditions d’achat, comme les importateurs de PPN subissant l’augmentation des prix des conteneurs et du CAF, Coût-Assurance-Fret, il serait à craindre une « déflagration soudaine » dans les jours à venir.

Chape de plomb

D’autant plus qu’ils, ces grossistes du gaz, doivent s’accommoder avec la dépréciation continuelle de la valeur de l’ariary au Marché interbancaire de devises. La question qui se pose d’elle même c’est de savoir si la baisse de la TVA frappant le gaz butane, de 20 à 5%, suffirait-elle à contrebalancer ces prix qui s’envolent. Et à dissiper le spectre de cette chape de plomb qui plane désormais sur la tête des consommateurs ?

Alors que cet important acquis entre le ministère de l’Économie et des finances, MEF, conclu avec le Comité malgache du butane, CMDB, visait à vulgariser et à favoriser le recours à l’énergie propre. Afin de résoudre les problèmes liés à la dégradation accrue de l’environnement, la perte de la biodiversité, le déséquilibre de l’écosystème, par l’utilisation massive, de plus en plus soutenue du charbon de bois et du bois de chauffe comme modes de cuisson.

Cet Accord, censé baisser les prix des recharge des bouteilles, a été accompagné par plusieurs actions complémentaires. « Une distribution gratuite à 15.000 ménages d’un premier kit complet de bouteille de gaz (consignation, brûleur et fatapera). Une promotion sur 9.000 kits complets de 9 Kg pour la première année. Cette promotion aura pour but d’assurer une remise de 80% sur le kit de première acquisition constitué de la consignation bouteille et de l’ensemble fatapera brûleur. Une mise en vente de bouteilles de gaz de petites capacités (4-5-6 kg) .Une mise en place d’un système de vente au détail de gaz en station-service à Antananarivo et Majunga dans un premier temps, permettant d’accéder à la recharge de gaz butane à partir de 3.000 Ariary d’achat. Un reboisement d’au moins soixante hectares par an. Les entretiens sylvicoles et la protection du domaine contre les feux sont obligatoires. À l’issue de ces actions, une baisse conséquente de la déforestation par la réduction de la consommation du charbon et par la hausse de la consommation de gaz est attendue ainsi que la réduction de la pression sur les ressources naturelles par la promotion des énergies alternatives pour une consommation plus responsable » annonce le communiqué conjoint MEF-CMDB.

Ces projections militant pour la préservation de la nature deviennent ainsi dépendantes de l’évolution des prix du gaz. Avec ses paramètres exogènes difficiles à appréhender mais les plus déterminants.



Source link

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *