FMF : Raoul Rabekoto poussé vers la sortie


Après la lourde peine prononcée par le Pole anti corruption à son encontre, le poste de Raoul Rabekoto à la tête de la FMF semble compromis.

Coïncidence ou hasard du calendrier ? Un mois après la colère du président de la République à l’endroit d’une ou deux personnes de la FMF, le PAC vient de con­damner lourdement Raoul Arizaka Rabekoto ancien directeur général de la CNaPS et président de la FMF.

Le président de la Répu­blique en voulait à une ou deux personnes de la FMF qu’il a qualifiée de saboteurs pour avoir demandé à la Confédération africaine de football une autorisation pour mille cinq cents personnes lors du match Madagascar – Bénin à Maha­masina le 4 septembre alors que l’Etat comptait sur vingt mille spectateurs.

Difficile donc de dissocier cet incident au verdict du PAC même si le procureur du PAC s’en défend. C’est d’autant plus vrai que la peine de travaux forcés est assorti de dix de privations de ses droits civiques. Des peines exemplaires et certainement inédites.

En revanche quand on regarde le montant de l’amende infligée à l’ancien Dg de la CNaPS, 500 millions d’ariary ainsi que le dédommagement que les condamnés doivent restituer à la CNaPS d’un montant de 6 mil­liards ariary, on constate que son éviction du poste de président de la FMF importe plus que la restitution de la somme détournée.

Trois options

Tout s’enchaîne d’ailleurs comme du papier à musique puisque les présidents des ligues ont demandé une Assemblée générale extraordinaire programmée le 6 octobre. Il est bien évident que l’on parlera du cas Raoul Rabekoto. En principe, cette condamnation l’écarte définitivement de toute fonction élective en particulier d’un poste au sein d’une fédération.

S’il n’intente pas un pourvoi en cassation de ce verdict, la peine sera appliquée y compris le mandat d’arrêt. Sauf que l’Etat suisse où Raoul Rabekoto réside depuis un an ne procède pas à une extradition.

Mais Raoul Rabekoto dispose d’un joker qui est la FIFA. L’instance suprême du foot sait très bien depuis le début que la poursuite contre le président de la FMF a un relent politique, sinon elle n’aurait pas privé la FMF de financement depuis l’exil de son président.

On attend donc la réaction de la FIFA après cette condamnation. De trois choses l’une. Soit elle s’aligne sur la décision de la justice et laisse tomber le président de la FMF et elle exige la tenue d’une élection anticipée.

Soit elle maintient Raoul Rabekoto jusqu’à la fin de son mandat en 2023. Soit elle sanctionne Madagascar pour interférence politique dans les affaires de la fédération.

Il y a un paramètre important. Raoul Rabekoto vit à Genève alors que le siège de la FIFA se trouve à Zurich distantes de 223 km . Autrement dit il a ses entrées et sorties à la FIFA. On se trouve donc sur le fil du rasoir et cette condamnation n’est pas de nature à apaiser le monde du football à quelques jours du troisième match des Barea contre la RD Congo dans les éliminatoires du Mondial 2022.



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