Guterres : Le kere au centre de l’entretien


En marge de l’Assemblée générale des Nations Unies, le président de la République a rencontré le secrétaire général de cette organisation. Le kere, conséquence du changement climatique a été un des principaux points discutés.

Circons­crire le kere dans le Sud. Cet objectif étatique a été affirmé par Andry Rajoelina, président de la République, durant sa rencontre avec Antonio Guterres, secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies (ONU), hier.

Pour sa première participation à l’Assemblée générale des Nations Unies, pour son élection, le chef de l’État a été reçu, durant un entretien, par Antonio Guterres. Un entretien qui s’est déroulé au 27e étage du siège de l’organisation mondiale, à New York. Le boss de l’ONU a profité de cet échange pour s’enquérir de la situation humanitaire dans le Sud du pays et les actions engagées pour endiguer ce fléau.

Comme soulevé durant la rencontre d’hier, le kere qui sévit dans le Sud de Madagascar fait écho dans le monde et préoccupe les Nations Unies. Causée par la sécheresse, la précarité humanitaire dans cette partie de la Grande île sont les premiers signes des conséquences dévastatrices du changement climatique mondial. À la fin de l’année 2020, il a été indiqué que neuf cent mille personnes étaient dans une situation de détresse alimentaire.

Le changement climatique est, justement, un point sur lequel Antonio Guterres a tiré la sonnette d’alarme durant son allocution d’ouverture de l’Assemblée générale de l’ONU, hier. Il le met en pole position des raisons qui l’amènent à soutenir que la situation est indécente (…) le monde est au bord du précipice. La rencontre avec le patron des Nations Unies a été l’occasion pour le président Rajoelina de lui faire part des actions étatiques pour annihiler le kere.

Félicitations

Le chef de l’État a, notamment, mis en avant les projets et les objectifs inhérents au colloque pour l’émergence du Grand Sud, en juin, à Tolagnaro. Un rendez-vous souligné comme étant une initiative malgache pour apporter des solutions malgaches aux problèmes du pays. En attendant l’adhésion de la communauté internationale aux solutions à long termes définies, certains des projets soulevés dans la capitale de la région Anosy, seront mis en œuvre avec les fonds pro­pres de l’État.

Selon les échos de la rencontre d’hier, le secrétaire général des Nations Unies a félicité le président de la République, pour son engagement dans la lutte contre la détresse alimentaire dans le Sud. Seulement, comme il l’a souligné dans son discours d’ouverture du sommet de l’Organisation, le changement climatique et ses conséquences sont causées par ce qu’il qualifie d’absence d’éthique et de sens moral global.

Antonio Guterres a ainsi, affirmé son soutien à Mada­gascar, pour que la Grande île puisse porter plus, devant les différentes tribunes de l’Organisation toutes les actions pour le bien-être de la population, rapportent les échos de la rencontre. Une manière diplomatique de dire que les Nations Unies comptent appuyer le plaidoyer de Madagascar, en faveur de la lutte contre l’insécurité alimentaire, devant les différentes instances internationales.

Jusqu’ici, les mobilisations internationales face à l’insécurité alimentaire, qui est une conséquence du changement climatique, se cantonnent aux aides d’urgence. Ce qui fait que, chaque année, à chaque retard ou absence de pluie, le kere revient en force et gagne de plus en plus de terrain. Bien que des solutions structurantes, à long termes, s’avèrent nécessaires, aucune entité internationale ne semble vouloir s’engager dans cette voix, jusqu’à l’heure.

Décider d’apporter, en parallèle aux aides d’urgences, des solutions à long terme à la lutte contre kere pourrait être coûteux. Seu­lement, les dépenses en réponses d’urgence sont estimées en milliard de dollars. Et elles n’ont toujours pas suffit à circonscrire ce fléau.

La crise sanitaire causée par la pandémie du coronavirus est, par ailleurs, l’autre sujet phare de cette 76e session de l’Assemblée générale des Nations Unies. Elle est, également, l’un des points focaux de l’allocution d’ouverture de son secrétaire général.

À s’en tenir à ce qui aurait été dit durant la rencontre entre Andry Rajoelina et le boss de l’ONU, le bilan sanitaire à Madagascar dans la guerre contre la Covid-19, n’est pas passé inaperçu. Le leadership étatique, aurait même été félicitée par le patron des Nations Unies. Le classement publié par les Centres américains pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC), a visiblement fait mouche. Selon cette agence sanitaire américaine, la Grande île est parmi les pays qui présentent le moins de risques de contamination au coronavirus.

Augmenter le nombre de Malgaches aux Nations Unies

Durant sa rencontre avec Antonio Guterres, hier, Andry Rajoelina a fait part de la volonté de Madagascar d’accroître le nombre de ses ressortissants travaillant au sein de l’ONU. La Grande île estime qu’elle est sous représentée au sein des différentes instances et postes des Nations Unies. Le pays souhaite, aussi, augmenter son contingent dans les missions de maintien de la paix. Une volonté qui s’inscrit dans la politique diplomatique de rayonnement international de Madagascar. Ce qui implique le fait d’être présent autant que possible sur la scène internationale et dans tous les domaines possibles.



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