Accord de financement signé à Paris


Un protocole d’accord intergouvernemental a été signé, hier, à Paris. Le document porte sur le financement de la construction d’un téléphérique à Antananarivo et l’élargissement de la centrale hydroélectrique de Mandraka.

Moder­nisation de Mada­gascar. C’est dans cet esprit que s’inscrivent les projets qui ont fait l’objet de la signature d’un protocole d’accord entre le gouvernement malgache et celui de la France, hier, à Paris, selon Rindra Hasimbelo Rabarinirinarison, ministre de l’Économie et des finances.

Sous l’égide de Andry Rajoelina, président de la République, la cérémonie de signature de l’accord s’est tenue au ministère de l’Eu­rope et des Affaires étrangères françaises. Il porte sur le financement de deux projets, à savoir le transport par câble à Antananarivo et l’extension de la centrale hydroélectrique Mandraka III. Deux chantiers qui auront un coût total de près de 200 mil­lions de dollars.

Comme l’a rappelé le grand argentier de l’État, la construction d’un téléphérique dans la capitale est un engagement du président de la République. Ce premier projet coûtera près de 151 millions de dollars. Une partie de cette somme sera prise en charge par l’État malgache, une autre financée par le trésor français. Le reste découle d’un accord avec la banque BPI France. Il y aura, en tout, 12 kilomètres de câbles, douze gares et deux lignes.

La première ligne, qui sera désignée comme la ligne jaune joindra Anosy à Anka­tso, en passant par Ambanidia et Andohalo. La deuxième ligne, ou la ligne rouge, partira d’Anosy jusqu’à Amba­tobe, en passant par Ambo­hijatovo, Analakely, Soarano, Antanimena, Ankorondrano et Ivandry. « Ce projet est la concrétisation de l’engagement présidentiel qui consiste à moderniser le transport public», déclare la ministre de l’Économie et des finances.

Cycle de coopération

« Ce projet est un nouveau système de transport public innovant », renchérit Franck Riester, ministre délégué auprès du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères françaises. Outre la modernisation du transport public dans la capitale, le projet de construction de téléphériques devrait améliorer le confort des contribuables, contribuer à désen­gorger la circulation et même désenclaver certains quartiers, selon les explications d’hier. «

C’est un projet qui aura, également, un énorme impact environnemental, puisqu’il contribuera à réduire les émissions de CO2», soutient François Lhote, directeur océan Indien et Antilles-Guyane de Colas. La construction des deux lignes de téléphérique d’Antana­narivo sera menée par le duo Colas et Poma. Forte de ses trente ans d’expérience, la société Poma est considérée comme un des ténors de la construction de transports par câble, à entendre les discours d’hier. Concernant l’élargissement de la centrale hydroélectrique de Mandraka III, il coûtera près de 47 millions de dollars. Une charge financière que se partageront les États malgaches et français. « Nous n’avons plus qu’à régler certains points de procédures pour démarrer ces deux projets », indique la ministre Rabarinirinarison.

Le protocole d’accord intergouvernemental signé, hier, devra encore être soumis à l’approbation du Parlement. Sauf changement, le projet de loi de ratification y afférent devrait être inscrit à l’ordre du jour de la session budgétaire qui démarrera le troisième mardi d’octobre. Durant la cérémonie de signature de l’accord sur la mobilité urbaine et l’énergie, hier, l’accent a, par ailleurs, été mis sur le renforcement de la coopération économique, entre Madagascar et la France.

Patrick Rajoelina, ministre des Affaires étrangères, affirme que ces deux projets montrent l’excellence des relations franco-malgaches, une diplomatie économique efficace. Pour le ministre délégué Riester, il s’agit d’une étape dans la nouvelle coopération qui est mise en place entre nos deux pays.

Devant la commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale française, la semaine dernière, Jean-Yves Le Drian, ministre de l’Europe et des Affaires étrangères français, a reconnu que, l’année dernière, il y a eu des éléments de tension, dans les relations francomalgaches. Le dossier îles éparses est l’un des principaux points de crispation, reconnaît-il.

Le chef de la diplomatie française a, toutefois, indiqué que la rencontre entre Andry Rajoelina et son homologue Emmanuel Macron, en août, devrait avoir clarifié les doutes sur les sujets d’incompréhension et ainsi, créer un cycle nouveau dans les relations et ont dissipé les petites irritations qui se sont produites l’année dernière. Il semble que tout se passe pour le mieux entre Mada­gascar et la France donc. Hier, Patrick Rajoelina a laissé entendre que d’autres accords, sur d’autres projets, se concrétiseront prochainement.



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