19 – L’expérience malgache à l’ONU


Jour J. Andry Rajoelina, président de la République, fera son retour à la tribune de l’Organisation des nations unies (ONU), à New York, demain. Sauf contre-temps, il prendra la parole à 11 heures, heure locale. Ce sera sa première participation à l’Assemblée générale de l’ONU, depuis le début de son mandat, en janvier 2019.

Préférant prioriser les urgences nationales, selon les explications, le locataire d’Iavoloha n’a pas pris part au sommet des Nations unies de 2019. Madagascar y a alors été représenté par Christian Ntsay, Premier ministre. En raison de la pandémie de coronavirus, le rendez-vous de 2020 s’est fait par visioconférence. Cette année, la 76e Assemblée générale de l’ONU reprend la formule en présentiel. À l’instar de plus d’une centaine de chefs d’État et de gouvernement, Andry Rajoelina sera de la partie.

«Construire la résilience par l’espoir, pour se remettre de la Covid-19, reconstruire durablement, répondre aux besoins de la planète, respecter les droits des personnes et revitaliser les Nations unies», est le thème de cette 76e Assemblée générale de l’ONU. Dans ce sens, le président de la République pourrait plaider devant les Nations unies, la question de la résilience face au changement climatique et les impacts de ce fléau sur la Grande île, notamment, le cas du kere dans le Sud.

Rencontre de haut niveau

Les expériences acquises de Madagascar dans la gestion de la lutte contre la Covid-19, pourrait, également, figurer dans l’allocution présidentielle. Selon les Centres américains pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC), une agence fédérale américaine pour la protection de la Santé publique, la Grande île fait partie des vingt-neuf pays au monde où il y a le moins de risques de contamination au coronavirus.

Le locataire d’Iavoloha devrait, également, aborder la question de l’appuis au relèvement post-crise sanitaire des pays vulnérables. Un point sur lequel Mada­gascar a insisté durant la 75e Assemblée générale de l’ONU. La Grande île a alors suggéré «l’adoption d’une initiative universelle multilatérale sous la forme d’un agenda global d’urgence post Covid-19».

Une démarche qui inclut «l’effacement de la dette en faveur des pays les plus vulnérables et les plus durement touchés par les effets de la pandémie».

L’ouverture officielle du sommet des Nations unies se tient ce jour, à New York. Pour cette première journée, sauf changement, le président Rajoelina aura dans son planning une rencontre de haut niveau avec les responsables du Fonds monétaire international (FMI). Il en a touché mot durant son déplacement dans la région Itasy, samedi. «Je vais plaider pour l’acquisition de plus de financement en faveur de Madagascar», a-t-il déclaré concernant, notamment, l’appui au redressement socio-économique post-crise sanitaire.



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