Incendie criminel à Farafangana – Une horde de dahalo brûle un village


Sept bandits armés ont débarqué dans un village pour commettre un règlement de compte. L’EPP et huit autres maisons ont été réduites en cendres lorsqu’ils ont mis le feu au foyer de la famille ciblée.

ATTAQUE armée et incendie criminel à Morompa gnahy Farafangana, une localité située à 25 kilomètres du chef-lieu de district. Dix constructions faites en matières locales ont été réduites en cendres dont l’Ecole Primaire Publique de Marompagnahy ainsi que l’habitation du directeur de cet établissement scolaire. Des documents administratifs ainsi que du matériel scolaire sont partis en fumée. L’acte a été perpétré par sept individus dans  la nuit de vendredi à samedi aux alentours de 23 heures. Tombés nez-à-nez à leur arrivée avec un guetteur, préposé à la surveillance du village, les malfaiteurs ont ouvert le feu sur ce dernier, l’atteignant au niveau de la jambe. Après le tir, les assaillants se sont déchaînés sur une petite épicerie puis ont mis le feu à deux maisons avant qu’ils ne s’évanouissent dans la nature.

«Les enquêteurs travaillent d’arrache-pied sur cette affaire. Les informations recueillies, consolidées par les témoignages révèlent que le fond de cet acte de banditisme repose sur un règlement de compte sur base de différends familiaux », confie le commandant de la compagnie territoriale de la gendarmerie nationale à Farafangana.

Acte isolé « Il s’avère que l’objectif des malfaiteurs n’était pas d’incendier l’EPP. La bande était venue pour régler des comptes avec la famille qu’elle ciblait. Après avoir mis le feu à deux des maisons de celle-ci, les bandits ont aussitôt décampé  », poursuit l’officier de la gendarmerie nationale.

Un vent d’Est se levait la nuit de l’attaque. Vers minuit, les premiers éléments des forces de défense et de sécurité étaient venus à la rescousse. A leur arrivée, les flammes avaient déjà déferlé sur huit autres constructions en bois, dont l’EPP. Les villageois et les forces de gendarmerie sont venus à bout de l’embrasement vers une heure du matin.

Marompagnahy est situé à vingt-cinq kilomètres de la ville de Farafangana. Le poste avancé le plus proche se trouve à des kilomètres.

« Auparavant, des attaques à main armée suivies d’incendies criminels ont secoué les zones périphériques sensibles de Farafangana. La gendarmerie a conduit une série d’opérations et cela a permis de stopper ce phénomène. Le dispositif de sécurisation mis en place est toujours effectif. Le forfait commis vendredi est en revanche bien distinct. Il relève d’un règlement de compte et cinq suspects sont déjà placés en garde à vue », conclut le commandant de compagnie.



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