Santé publique – Les soins de qualité arrivent dans les zones enclavées


Les actions de lutte contre la mortalité maternelle et infantile sont fructueuses. Plusieurs millions de personnes dans les zones enclavées sont touchées par le programme d’accès aux soins de qualité.

Les habitants d’Ankisatra, une commune à 35 kilomètres de Maintirano, dans la région Melaky ont évité le centre de santé de base (CSB), lorsqu’ils tombent malades. Le taux de fréquentation de la formation sanitaire est très faible dans cette commune. « Nous n’avons enregistré qu’un accouchement tous les deux mois, auparavant. Beaucoup accouchaient chez les matrones, dont l’hygiène et la prise en charge laissent à désirer. Certaines meurent suite à une hémorragie, d’autres, au manque d’hygiène, chez ces matrones » raconte Faniry Razafindravola, la sage-femme qui dirige cette formation sanitaire, hier. Ce CSB a été en état de délabrement, il n’avait plus de porte. « La population a pensé que l’hôpital est hanté et qu’il y a des sorcières », enchaîne la sage-femme.

La situation commence à s’améliorer dans cette commune. Le CSB a été réhabilité, en 2020, grâce au programme de santé Access, financé par l’Agence des États-Unis pour développement international (USAID) et mis en œuvre dans quatorze régions. « Nous avons cinq à sept accouchements par mois, depuis que l’hôpital a fait peau neuve.», se félicite Faniry Razafindravola.

Résultats à mi-parcours

Grâce à ce programme, les qualités de soin dans les centres de santé se sont améliorées, surtout dans les zones enclavées qui sont les principales cibles du programme. « Nous ne pouvons pas confirmer la réduction du taux de mortalité, mais en tout cas, nous allons dans ce sens, compte tenu des actions réalisées depuis la mise en œuvre du programme », précise le Dr Riana Ramanantsoa, directeur adjoint du programme de santé Access, à l’hôtel Ibis à Ankorondrano, hier, dans le cadre de la présentation des résultats à mi-parcours du programme. Vingt-deux centres de santé et hôpitaux de district ont été réhabilités, en deux ans et demi. Quatre cent onze CSB et vingt-six hôpitaux de district ont été équipés en matériels et équipements médicaux modernes. Huit cent trente mille enfants ont reçu les doses de vaccin contre les cinq maladies mortelles.

Cent quatre-vingt mille cas de diarrhées ont été traités. Soixante-douze mille cas de pneumonies ont été traités. Un million quatre cent mille enfants testés au paludisme et quatre cent mille enfants atteints du paludisme traités. Quatre cent cinquante mille femmes ont complété les quatre consultations prénatales. Un million cinq cent mille utilisateurs réguliers de planification familiale recensés. Dix-huit mille agents communautaires et mille huit cent formations sanitaires, soutenus. « Le taux de mortalité maternelle et infantile diminuera, lorsque les systèmes de santé fonctionneront efficacement, les services de santé de qualité seront disponibles et lorsque la population adoptera de façon pérenne les comportements sains », indique Serge Raharison, directeur du programme Access. Certes, de plus en plus de personnes ont accès aux soins de qualité dans les zones enclavées. Mais beaucoup vivent, encore, loin des centres de santé et vont chez les matrones.



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