Pour la reconnaissance des feux comme «catastrophe nationale» – Midi Madagasikara


Les feux de végétation contribuent à la pollution de l’air, qui affecte chaque année des millions de Malgaches.

Onze mesures de lutte contre les feux ont été proposées par Alamino ou Agora des paysages et des forêts de Madagascar hier. L’organisation propose, entre autres, de créer une journée nationale de lutte contre les feux.

«Alamino appelle à l’action de tous». C’est sous ce ton que l’Agora des paysages et des forêts de Madagascar interpelle tous les acteurs à se mobiliser pour lutter contre les feux à Madagascar. En effet, l’organisation avance onze mesures devant permettre d’en finir avec le fléau des feux dans la Grande île. Un «phénomène massif, et aujourd’hui largement hors de contrôle, qui a de graves conséquences pour la population et l’environnement», note l’Agora des paysages et des forêts de Madagascar. Notamment, la destruction des paysages dont dépendent 80 % de la population malgache qui vivent du secteur primaire. Ou encore le recul des forêts et de la biodiversité, la dégradation des sols et des ressources en eau ou encore l’aridité des paysages. «Des conséquences qui contribuent directement à l’aggravation de la malnutrition et de la pauvreté». Face à la situation, Alamino interpelle sur la nécessité de susciter un élan national. Ce, en reconnaissant les feux comme une catastrophe nationale qui nécessite une mobilisation de toute la nation. Alamino suggère ainsi «la création d’une journée nationale de lutte contre les feux, consacrées notamment aux actions locales de prévention, pour protéger les sites de reboisement et les forêts, et en lançant une campagne nationale de sensibilisation avec cinq cibles : autorités locales, communautés rurales, populations urbaines, usagers des transports et leaders spirituels».

CNAF. L’Alamino avance également d’autres propositions. Entre autres, la création d’un Centre national anti-feux chargé de «rassembler les acteurs et les informations pour coordonner les actions, en relançant les Comités permanents de lutte contre les feux, en particulier dans les zones où la situation des feux est critique. Et en mobilisant les forces de l’ordre pour appuyer la surveillance et l’extinction des feux, assurer le respect de la loi et la sécurité́ des agents impliqués dans la lutte contre les feux». Pour ce qui est de la surveillance et des signalements des feux, l’organisation interpelle sur le besoin «de renforcer la surveillance au sol via des patrouilles et des tours de guet». Ce, afin «d’identifier les feux illégaux et/ou à risque». Mais également afin de les signaler. Ce qui amènerait à «la mise en place de pare-feux performants autour des parcs nationaux et des sites de reboisement». A cela devrait s’ajouter la fourniture «des équipements adéquats pour permettre aux autorités et communautés locales d’éteindre les feux». Alamino note au passage que les onze mesures ont été le fruit de sept ateliers et plus de cinquante entretiens avec les acteurs issus de différents secteurs.

José Belalahy





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