Incendie à Ankarafantsika : Les feux éteints après six jours


« Les feux sont éteints », a déclaré hier soir la ministre de l’Environnement et du Développement durable, Baomiavotse Vahinala Raharina. Cinq jours après l’incendie du parc national d’Ankarafantsika et de lutte acharnée contre les flammes, les 600 personnes mobilisés sur les lieux, sont parvenues à circonscrire l’incendie. Les dégâts sont visiblement importants.

Le directeur régional de l’Environnement de Boeny-Betsiboka précise que les feux ont été totalement éteints dans l’après-midi du lundi, vers 15h. Environ 400 patrouilleurs ont quand même été mobilisés hier, et ce mardi matin. « Le rapport que nous avons reçu vers 7h du matin indique qu’il n’y a plus rien, même les grosses fumées sur la route nationale se sont dissipées », confie-t-il.

Pour l’instant, la présence de grosses fumées ne permettent pas encore de traiter les images satellitaires, il faudrait ainsi attendre pour avoir un bilan de l’étendue des dégâts. Les responsables prévoit de faire un compte-rendu public de la situation cet l’après-midi. On estime à plus de 100 hectares la superficie de forêt réduite en cendres et ravagé la faune et la flore de ce parc national.

La pratique des cultures sur brûlis par des migrants climatiques en provenance du Sud de Madagascar est pointé du doigt comme à l’origine de ce gros incendie dans le parc national d’Ankarafantsika. Dans la matinée, lors d’une conférence de presse, la ministre de tutelle a lancé un appel à la mobilisation générale pour protéger la forêt et l’environnement à Madagascar. « Protégeons nos forêts comme nous protégeons nos vies », a déclaré la ministre.

Pour prévenir les incendies de ce genre, la ministre de l’Environnement a demandé au président de la République et au Premier ministre d’augmenter les moyens à disposition pour lutter efficacement contre les incendies et assurer la protection de l’environnement. L’achat des bombardiers d’eau voire des hélicoptères munis de moyens pour lutter contre les incendies figure ainsi dans le projet de son département. « Ce n’est plus soutenable qu’on mène cette lutte avec des branches », soutient Baomiavotse Vahinala Raharinirina.



Source link

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *