Le SOPK affecte de plus en plus de femmes


Les médecins attirent l’attention sur le SOPK. De plus en plus de jeunes femmes souffrent de cette maladie.

Une mala­die encore peu connue jusqu’ici mais qui touche la plupart des femmes prises en charge dans le domaine gynécologie-obstétrique. « Dans mon cabinet près de vingt-cinq sur quatre-vingt-dix à cent vingt patientes sont atteintes du syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) », indique le docteur Andriamaro Andriatsirom­baka Rakotobe, gynécologue obstétrique.

Le SOPK est une maladie génétique complexe caractérisée par une irrégularité des menstruations chez la femme, avec une croissance excessive du système pileux, souvent accompagnée par de l’acné, et la personne est aussi atteinte d’obésité. « Chez les adolescentes de 14 à 16 ans, on observe souvent l’aménorrhée primaire où il y absence de menstruations. Mais il y a également l’aménorrhée secondaire où l’on observe l’absence de menstruations sur une longue période chez une patiente antérieurement réglée. On observe des femmes de 25 ans qui n’ont leurs menstruations que trois à quatre fois par an », enchaîne le docteur Andriamaro Rako­tobe. Les signes apparents de cette maladie sont souvent de l’acné ou encore la présence d’une tâche sur la nuque.

Consultation

On l’appelle aussi acanthosis nigricans, avec l’apparition de taches sombres et veloutées au toucher. Dans le cadre du SOPK, la maturation folliculaire est bloquée. Ainsi il n’y a aucune ovulation chez la personne atteinte du SOPK. « On observe également que la patiente est résistante à l’insuline. La plupart sont en surpoids et le risque de diabète et les cardiopathies peut être grand », souligne le médecin.

Il est toujours nécessaire de consulter les médecins dès qu’il y a un problème. « Je constate que la plupart des personnes souffrantes de cette maladie n’ont été diagnostiquées qu’un peu tard. Il faut toujours prendre le temps d’aller chez un médecin dès qu’il y a une situation anormale. La conséquence peut aller jusqu’à une difficulté pour une patiente d’ avoir un enfant », recommande le médecin.

Le SOPK est héréditaire. « Les petites filles peuvent porter la maladie dès leurs plus jeunes âges. Mais il se manifeste à partir de la période de puberté avec les signes qu’on a énumérés auparavant », explique encore le médecin. Pour celui ci, l’important est d’être informé à temps sur cette maladie qui touche de plus en plus de femmes dernièrement. « Le SOPK peut être traitée par plusieurs moyens comme la prise d’hormones, allant jusqu’à des traitements à base de compléments alimentaires et qui servent principalement à faire diminuer l’androgène », indique le médecin. C’est sur cette lancée qu’un ouvrage sur la gynécologie-obstétrique pour le médecin généraliste a été publié afin de vulgariser la prise en charge des malades dans ce domaine.



Source link

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *