Un militaire tué après la patrouille


Un jeune soldat a été assassiné par un groupe d’hommes, dans la nuit de lundi à mardi, à Ambatoboeny. Le crime est parti d’un règlement de compte.

TRISTE sort d’un militaire nouvellement rengagé. Il a été tué par huit civils, lundi vers 23 heures, en chemin vers Menarana Ankijabe, à Ambatoboeny.

Le soldat d’une vingtaine d’années, de la classe 2016, faisait partie du Détachement d’appui à la sécurité (DAS) sous commandement de la Zone de défense et de sécurité (ZDS) Ankarafantsika.

Le crime s’est passé après la patrouille. Ils étaient cinq militaires armés à avoir effectué des rondes cette nuit-là. Les autres sont rentrés, mais le plus jeune est parti seul vers Menarana, à quatre ou cinq kilomètres de leur campement. Il portait avec lui sa kalachnikov.

« Pour le cas des militaires déployés dans les zones reculées, chacun doit garder son fusil car il n’existe pas un magasin d’armes », explique un officier supérieur au sein des Armées.

Sur les circonstances, le jeune soldat est allé voir sa compagne qui s’est déjà fiancée à un autre homme. En cours de route vers le hameau, il a été intercepté par huit civils équipés d’armes blanches. Sans crier gare, ils l’ont frappé au cou. Ils l’ont agressé au couteau dès qu’il s’est affalé à terre.

Capturés

La victime a succombé à ses blessures. Ses meurtriers n’ont pas touché à sa kalachnikov. « Il avait pris beaucoup de risques en y allant tout seul, en pleine nuit. Il aurait dû demander à ses collègues de l’accompagner », a-t-on rapporté.

Les indices glanés et premiers éléments de l’enquête attribuent le mobile du crime à un règlement de compte. « Le fiancé aurait remarqué la relation de sa femme avec le militaire. Si les tueurs étaient des dahalo, ils ont certainement pris l’arme du défunt, mais ce n’était pas le cas », présume un gendarme.

Jusqu’ici, cinq sur huit auteurs présumés de l’acte ont été capturés et mis en examen. Les trois derniers se sont évanouis dans la nature. La femme fait également l’objet d’une enquête à la gendarmerie.

Des renseignements officieux révèlent que tous les militaires du DAS dans tout Madagascar ont été ordonnés de quitter leurs zones d’occupation pour retourner aux camps. Une décision prise en interne suite à ce qui vient de se produire.



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