Les impayés de la Jirama en cause


Le ton hausse d’un cran dans les provinces par rapport aux multiples coupures d’électricité de ces derniers temps. En effet, les délestages sont devenus le pain quotidien des habitants de certaines villes à l’instar de Toamasina qui est particulièrement impactée par des coupures intempestives depuis quelques semaines et dont la situation s’est accentuée ces derniers jours. Qualité de service déplorable avec une tension très basse et des coupures fréquentes…, des situations qui provoquent la colère et l’indignation des usagers.

Dans ses interventions et explications sur les médias, les responsables de la Jirama évoquent les problèmes en période d’étiage ou encore la dégradation des infrastructures et matériels à cause des intempéries.

La société d’Etat fait face à de nombreux impayés auprès des producteurs privés d’énergie et des pétroliers d’où le vrai source du problème. En province, l’électricité viennent principalement des centrales thermiques qui fonctionnent au fuel. Les arriérés de la Jirama se sont accumulés au fil des années et se comptent en milliards d’ariary, si l’on ne tient compte que de la période allant de 2016 à 2019. Les producteurs privés d’énergies et des pétroliers commencent actuellement à se lasser de la situation et à limiter leur production. Une situation qui impacte pourtant en premier lieu la population locale, qui ne peut bénéficier d’un usage adéquat et fonctionnel de l’électricité.

Malgré tout, les producteurs d’énergie de leur côté confient qu’ils continuent d’œuvrer, tant bien que mal, pour l’électrification des villes et villages des provinces. Ainsi, des discussions auraient été menées entre la Jirama et ces producteurs, afin d’atténuer ces arriérés et d’éviter les blocages de production. « Mais là encore, malgré les ententes, peu d’efforts sont fournis par le distributeur national, ce qui restreint grandement les producteurs », regrettent les producteurs.

Dans un communiqué, l’un de ses producteurs indique que « malgré toute leur bonne volonté, les producteurs, seuls, ne pourront pas remédier à ces problèmes récurrents, tant que ces efforts ne se feront que dans un sens… » En effet, des efforts auprès des autorités malgaches et particulièrement auprès de celui de la Jirama sont attendus.

Le développement du secteur électrique malgache accuse aujourd’hui un retard significatif, que l’on peut attribuer à une gestion peu rigoureuse, un manque de constance dans la mise en œuvre de réformes, des capacités d’investissements insuffisantes et plusieurs crises politiques. La Jirama, responsable de l’approvisionnement électrique de la majeure partie du pays, en proie à de graves problèmes de gouvernance, fait face à de sérieuses difficultés opérationnelles (vols, pannes, délestages) et financières depuis de décennies, cela ne lui permet plus de satisfaire quantitativement et qualitativement la demande électrique croissante, en dépit d’un coût de l’électricité particulièrement élevé.



Source link

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *