Le renouvellement de la CENI avance à petits pas


Voilà une semaine que la CENI a invité les entités sources à élire ou désigner ses nouveaux membres. Le processus semble, toutefois, avancer lentement.

Un début timide. Comme le veut la loi qui institue la Commis­sion électorale nationale indépendante (CENI), ses membres actuels ont invité les entités sources à élire ou désigner ceux qui les remplaceront, soixante jours avant la fin de leur mandant. Seule­ment, une semaine après, la suite du processus est relativement calme.

Seule la Haute Cour constitutionnelle (HCC), jusqu’ici, a publié un appel à candidature officiel pour l’élection de son représentant au sein de la CENI. Être de nationalité malgache, avoir au moins 40 ans, un casier judiciaire vierge, être régulièrement inscrit sur la liste électorale, ou encore, ne pas être membre d’une formation politique et avoir participé de façon effective à l’observation ou l’organisation d’au moins deux élections, sont les critères requis par la Cour d’Ambohidahy.

L’appel à candidature publié sur le site web de la HCC prévoit que les derniers dossiers de candidature devaient être reçus du 1er au 6 septembre, à 11 heures, au greffe de la Cour. Seulement, Florent Rakotoarisoa, président de l’institution d’Ambohi­dahy, hier, a laissé entendre que la Cour d’Ambohidahy aurait décidé de maintenir ses portes ouvertes aux candidats désireux de le représenter à la CENI, bien que le délai imparti soit arrivé à échéance.

Décret d’application

Le numéro un de la HCC indique qu’il n’y a pas lieu de se précipiter, étant donné que le mandat de la CENI n’arrivera à terme que vers la fin du mois d’octobre. Il n’a, cependant, pas indiqué si des dossiers de candidature ont déjà été déposés au greffe de la Cour d’Ambohi­dahy, ou non.

Outre la HCC, le président de la République, l’Assemblée nationale, le Sénat, la Cour suprême, l’Ordre des journalistes de Madagascar (OJM), et les Organisations de la société civile (OCS), légalement constituées œuvrant dans le domaine d’observation des élections désignent ou élisent des représentants au sein de la formation permanente de la CENI. Ces membres permanents sont au nombre de neuf.

Silence radio sur le sujet jusqu’à l’heure, du côté du président de la République, la Cour suprême et les deux Chambres parlementaires. Pour les deux institutions parlementaires, les élections de leurs représentants au sein de la CENI devraient attendre la prochaine session ordinaire. Elle démarrera le troisième mardi d’octobre.

Pour l’OJM, le ministère de la Communication et de la culture a adressé une missive au président de la CENI pour dire que le bureau actuel n’est plus chargé que des affaires courantes.

De prime abord, l’élection du représentant de l’OJM au sein de la Commission électorale pourrait attendre la mise en place du nouveau bureau de l’Ordre. La partie est mal engagée, également, du côté de la société civile. Dans un communiqué publié la semaine dernière, le KMF/ CNOE, actif dans l’éducation citoyenne et électorale, regrette que la lettre invitant les OSC à élire leur représentant au sein de la CENI, ait été adressée au ministère de l’Intérieur et de la décentralisation.

«Afin que l’élection des représentants des OSC dans la CENI ne prenne pas une tournure ou dimension politique, le KMF/ CNOE-éducation des citoyens suggère que ce soit le bureau permanent de la CENI, conformément aux dispositions légales qui propose la liste des OSC complétant les exigences nécessaires, et au ministère de l’Inté­rieur et de la Décentralisation seulement de vérifier leurs existences et leur domaine d’intervention», rapporte le communiqué de presse.



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