Vers une sortie de crise


Une solution concertée. La crise à la Secren sera rapidement réglée. Des négociations sont en cours.

Une solution rapide et durable. En grève la semaine dernière pour réclamer le paiement de cinq mois d’arriérés de salaire, le personnel de la Secren ( Société d’étude, de construction et de réparation navales) a déjà repris le travail depuis hier. Une reprise logique étant donné que des recherches de solution sont en cours. Hier, une délégation composée de onze membres du conseil d’administration de la Secren et conduite par le directeur général Abel Ntsay, a été reçue au Carlton par Edgard Razafindravahy ministre de l’Industrialisation, du commerce et de la consommation et Paubert Mahatante, ministre de la Pêche et de l’économie bleue.

La recherche d’une solution aux problèmes de la Secren a été bien évidemment au centre de l’entretien. Un plan à court terme pour résoudre le problème des employés a été établi mais un plan à long terme pour éviter ce genre de situation devra également être mis en place.

« La Secren a sa place et son importance dans le faritany d’Antsiranana voire au plan national, il est donc tout à fait normal si l’État lui vient en aide pour qu’elle puisse de nouveau fonctionner » devait déclarer Edgard Razafindravahy.

Des hauts et des bas

Effectivement, la Secren, anciennement DCAN, constitue un fleuron de l’industrie nationale. Elle est la plus grande industrie dans le Nord. Elle a une bonne réputation au niveau régional voire continental. Elle répare plusieurs dizaines de bateaux de tous les horizons par an. Mais elle a passé une période plus ou moins difficile . Des hauts et des bas comme toute entreprise.

Malgré des changements à la direction, la Secren a du mal à rétablir la situation et reprendre sa place. La crise actuelle tire ses origines à plusieurs années auparavant. Les bateaux qui viennent pour une réparation se sont raréfiés. La crise sanitaire causée par la Covid-19 a davantage compliqué la situation. Comme la plupart des entreprises, la Secren a subi de plein fouet les contrecoups de la crise au point de ne pas pouvoir payer ses employés depuis cinq mois.

Les deux ministres ont annoncé leur déplacement à Antsiranana cette semaine pour voir sur place les réalités et chercher des solutions immédiates et apporter le soutien de l’État à la Secren. En quelque sorte, se rapprocher de la population et apporter directement de l’aide comme l’a recommandé le président de la République.

En attendant le dialogue continue afin de trouver ensemble la meilleure stratégie pour éviter ce genre de situation. Le dialogue est la méthode adoptée par Edgard Razafindravahy pour résoudre les problèmes. Il a fait ses preuves avec les opérateurs concernés par les PPN pour stabiliser les prix. Une approche qui semble efficace.



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