Conférence budgétaire – Les gouverneurs requièrent une hausse des subventions


Les premiers responsables des régions ont été unanimes à Mantasoa, hier. Ils souhaitent une révision à la hausse de l’appuis étatique pour le financement des actions de développement local.

Jusqu’à 10 mil­lions d’ariary par région. C’est la hausse des subventions étatiques suggérée par les gouverneurs durant la conférence budgétaire pour les régions qui s’est tenue à la résidence de la République, à Manta­soa, hier. Initiée par le ministère de l’Économie et des finances, cette conférence budgétaire a été organisée en vue de la confection du projet de loi de finances 2022.

Saisissant la balle au bond, les gouverneurs en ont profité pour plaider en faveur d’une hausse de l’appuis financier de l’État aux actions de développement local. Jusqu’ici, chaque gouverneur dispose d’une enveloppe de deux milliards d’ariary. Au regard de ce qui a été avancé à Mantasoa, les boss des régions veulent une hausse conséquente, jusqu’à 10 milliards d’ariary.

Une obligation de résultat, du travail bien fait et vite fait. Ces quelques mots résument le cahier des charges imposé aux gouverneurs par le président de la Répub­lique. Durant les prises de parole, hier, des responsables régionaux ont, toutefois, indiqué que les 2 milliards d’ariary de subvention ne suffisent pas pour mener à bien leur mission. Que certains gouverneurs auraient même du mal a faire fonctionner correctement l’administration régionale avec les moyens à leur disposition.

Pour bétonner ses arguments quant à la nécessité d’une révision à la hausse de la somme que l’État central accorde aux régions, Richard Theodore Rafidison, gouverneur de la région Atsinanana a prix comme exemple les besoins en carburant. Selon ses dires, des centaines de milliers de litres de carburant seraient nécessaires aux engins pour réfection d’une route de 7 kilomètres.

Desiderata

«La mise à disposition de moyens suffisants est nécessaire pour que les actions de développement aient un impact concret et rapide sur le quotidien des ménages», s’accordent à plaider les gouverneurs. En réponse, Rindra Hasimbelo Rabarinirinarison, ministre de l’Économie et des finances, n’a pas fermé la porte aux desiderata des gouverneurs.

Elle a, toutefois, souligné qu’une éventuelle hausse des subventions dépendra de la pertinence et la viabilité des projets mis en avant par chaque région.

Le grand argentier de l’État indique que le premier critère est que les projets des régions cadren t avec la Politique générale de l’État (PGE). À entendre la ministre de l’Economie et des Finances, la hausse des subventions étatiques pourrait ne pas être la même pour toutes les régions.

Outre le fait que l’enveloppe mise à disposition par l’État central dépendra des projets défendus par les gouverneurs, ce sera, également, une question d’équité.Il y a des régions qui disposent de ressources propres conséquentes. Pour Analamanga, par exemple, les impôts synthétiques avoisinent les 9 milliards d’ariary.

Au contraire, d’autres régions, comme l’Androy, peinent à remplir leur trésorerie. L’idée de renforcer le soutien aux collectivités les plus démunies n’est, vraisemblablement, pas écartée. Quoi qu’il en soit, plus de célérité dans les procédures de décaissement des fonds, que ce soit les subventions ou leur fonds propres, afin qu’ils soient disponibles en temps utile a été, du reste, requise, hier.



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