Barea : Des corrections s’imposent avant la Tanzanie


Plusieurs errements ont été mis à nu durant le match de jeudi soir contre le Bénin. La sélection malgache doit corriger plusieurs axes avant d’affronter la Tanzanie, mardi prochain.

Formation. Le schéma tactique en 4-5-1 n’a pas porté ses fruits, jeudi soir, face au Bénin. Aligner cinq milieux de terrain, dont trois à vocation défensive, revenait surtout à « jouer pour ne pas perdre». Et non pas à «jouer pour gagner ». Deux écoles complètement différentes.

Ceux qui suivent le football malgache depuis des décennies s’accorderont sur un point. Les footballeurs de la Grande île n’ont pas cette culture défensive. Ce ne sont pas des Italiens spécialistes du « catenaccio » à titre de comparaison. Ils s’expriment mieux dans un système axé sur l’offensive.

Sur ces dernières années, la référence demeure la confrontation avec le Nigéria, à la CAN 2019. De loin la meilleure prestation collective de l’équipe nationale, dans une formation en 4-3-3 tourné vers l’avant.

Composition. Les entrées en jeu de Ramalingom et Carolus ont apporté un nouveau souffle face aux Écureuils. Tout d’un coup, les Barea se sont montrés plus tranchants. Ils auraient mérité d’égaliser au moins, au vu des nombreuses occasions franches qu’ils se sont procurées. L’arrivée de Fabrice en attaque aurait pu apporter un ultime déclic.

Mais l’ancien buteur de Tana Formation est apparu trop tardivement sur la pelouse. Dans un autre registre, la sélection malgache a besoin de toute urgence d’un n°10. Dafé, Dax et Hery Bastien ont passé la soirée à chauffer le banc. Or, ils auraient pu endosser ce rôle, afin d’organiser le jeu.

La composition du onze nécessite sans doute des changements. Après l’affiche de jeudi soir, Éric Rabe­sandratana a maintenant plus de visibilité sur le potentiel et le profil de chaque joueur. À lui d’en tirer meilleur profit face à la Tanzanie, mardi prochain.

Déjà-vu

Réactivité. Hakim était trop seul en pointe. Il était littéralement noyé au milieu de la défense béninoise. L’issue du match aurait-il pu être différent, si les trois attaquants avaient intégré le onze un peu plus tôt ? Oui à 99 %. D’où la question de la réactivité. On a tous vu la première période pathétique des Barea.

Dès la mi-temps, des remplacements s’imposaient. Histoire de repartir sur une approche différente dans le deuxième acte. Beaucoup reprochent à Rabe­sandratana son manque de réactivité, illustré par ce rempla­cement à la 90e minute. Fabrice n’a quasiment pas touché le moindre ballon jusqu’au coup de sifflet final. « Variana mijery baolina dia adino ny nanolo mpilalao », ont pesté les spectateurs dans les tribunes de Mahamasina. « Un avant-centre a besoin d’au moins trente minutes pour peser dans le jeu », nous a soufflé un technicien local de renom, à ce sujet.

Discipline et timing. « Rabesandratana resserre les rangs », titrait notre quotidien en juin. Le nouveau sélectionneur se distinguait par une discipline rigoureuse. Mais durant cette fenêtre internationale de septembre, un air de déjà-vu plane sur le programme de la sélection.

À titre d’exemple, en novembre 2018, les Barea étaient sortis à la veille de leur match contre le Soudan, pour aller dans un restaurant à Ivandry. Ils ont perdu face aux Soudanais par la suite. Lundi soir, la même scène s’est répétée.

Et le lendemain, ils se sont inclinés devant les Béninois. Personne n’incrimine les cérémonies et les festivités, les « werawera » comme les surnomment les supporters, du moment où elles sont bien planifiées. Mais quand la préparation et la mise au vert s’en retrou­vent perturbées, l’impact se reflète indéniablement au niveau du résultat.



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