Épidémie – Les médicaments antipesteux gratuits


Le nombre de cas positifs de la peste pulmonaire, à Miandrandra Arivonimamo, s’est arrêté à vingt-deux. Les médicaments contre l’épidémie sont gratuits.

Riposte. L’épidémie de peste pulmonaire constatée à Miandrandra Arivonimamo est à présent maîtrisée, selon le directeur général de la médecine préventive (DGMP) auprès du ministère de la santé publique, le docteur Fidiniaina Randrian­tsarafara.

Six pestiférés dont une petite fille de 7 ans sont décédés, l’un après l’autre, depuis le 25 jusqu’au 30 août. Le retard des soins en a été à l’origine. Vingt-deux autres sont actuellement suivis à l’hôpital. Ils s’en sortiront, a-t-on indiqué.

« La peste pulmonaire est bien curable et les médicaments tout à fait gratuits », explique le directeur général. D’après lui, l’équipe du ministère continue à identifier la véritable origine de l’épidémie.

La peste présente plusieurs formes, mais celle pulmonaire est la plus mortelle. Les puces parasitent des animaux infectés. Elles piquent ensuite les êtres humains. Si le poumon est atteint, la victime développe une peste pulmonaire qui peut être transmise à d’autres personnes par voie respiratoire en cas de toux, d’éternuement ou de contact avec des crachats et des gouttelettes de salive échappées. Les soins doivent être effectués à temps.

Désinfection totale

« Actuellement, une organisation en collaboration avec les autorités locales a permis d’installer des barrières sanitaires pour les régions voisines d’Itasy, dont Analamanga, Bongolava et Vakinankaratra. C’est une mesure préventive pour limiter la propagation éventuelle de l’épidémie. Les personnes présentant d’hyperthermie seront dépistées. Des médicaments leur seront offerts », annonce le docteur Randriantsarafara.

Outre l’isolement du village de Miandrandra, une désinfection totale et désinsectisation y ont été réalisées pour éliminer les puces. En effet, la saison pesteuse commence en ce mois de septembre jusqu’en avril.

Les mesures sanitaires restent les mêmes que celles durant la pandémie de Covid-19. Pour se protéger, il faut se laver les mains et porter un masque bucconasal. L’État n’autorise pas encore le retournement des morts.



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