Conférence budgétaire – Les gouverneurs vont mettre en avant leur contrat-programme


Une conférence budgétaire des régions se tiendra, ce jour, à Mantasoa. Le financement du contrat-programme des gouverneurs sera, notamment, au menu.

Conféren­ces budgétaires régionales: Processus inclusif pour le développement. Tel est le thème de la réunion qui se tiendra, ce jour, à Mantasoa. Un rendez-vous qui verra un échange entre les gouverneurs et les cadres du ministère de l’Économie et des Finances.

Ce sera la première fois que le gouverneurs et le ministère des Finances et du budget se feront face, dans le cadre de la confection du projet de loi de finances 2022. « Ce sera l’occasion de mettre en avant notre contrat-programme et de discuter comment, ou sur quel point l’État pourra nous appuyer encore plus », déclare Hery Rasoa­maromaka, gouverneur de la région Anala­manga, joint au téléphone, hier.

Un conseil des gouverneurs s’est tenu à Antsohihy, en octobre 2020, et un autre au palais d’État d’Iavoloha, en juillet dernier. À chaque fois, Andry Rajoelina, président de la République, a mis l’accent sur l’obligation de résultat des gouverneurs et sur la vitesse de concrétisation de leur contrat-programme. En réponse, les boss des différentes régions du pays ont soulevé des soucis structurels, administratifs et financiers, pour certains.

En adoptant un texte modifiant des termes du décret relatif aux gouverneurs, récemment, l’Exécutif a, visiblement, levé les blocages structurels et administratifs. Les boss des régions supplantent même les représentants de l’État sur le volet économique et social de l’exécution de la politique générale de l’État (PGE).

La conférence budgétaire de ce jour pourrait donc être une occasion de trouver des clefs aux soucis financiers.

« Nous allons présenter nos contrat-programmes et allons demander ce que l’État central peut faire pour nous soutenir un peu plus dans leur exécution », a ajouté le gouverneur d’Analamanga. Pour cause de réunion, Rindra Hasimbelo Rabarinirinarison, ministre de l’Économie et des Finances n’a pas pu répondre aux sollicitations par téléphone.

Ressources

Il faudra attendre la réunion de ce jour pour connaître les intentions et les objectifs du ministère de l’Économie et des Finances, en organisant cette conférence budgétaire avec les gouverneurs. La lettre de politique de décentralisation émergente, avance que l’émergence de Madagascar passe par l’émergence de ses territoires, Un État fort, stratège et efficace, est un Etat décentralisé afin de mobiliser les ressources et libérer les potentialités de ses territoires pour l’effectivité, l’efficacité et l’efficience de l’action publique.

Adoptée par le Parlement durant la dernière session ordinaire avancée, la lettre de politique de décentralisation urgente veut, notamment, que l’autonomie financière des Collectivités terri­toriales décentralisées (CTD), soit renforcée. Le texte veut que cela se fasse, surtout, par la mobilisation de leurs ressources propres et la simplification des recouvrements fiscaux pour les CTD.

Des régions, comme Analamanga, peuvent largement s’appuyer sur leurs ressources propres pour mener des projets de développement ambitieux. Durant les conseils des gouverneurs, des responsables régionaux ont, cependant, mis en exergue la lenteur et la lourdeur des procédures administratives pour le décaissement de leur trésorerie. Ce sujet devrait être mis sur la table, aujourd’hui, à Mantasoa.

Durant les conseils des gouverneurs toujours, la grande différence entre les ressources propres de chaque région a été soulevée. Pour Anala­manga, par exemple, les impôts synthétiques peuvent atteindre 9 milliards d’ariary, tandis que la région Androy peine à collecter 102 mil­lions d’ariary.

Les attentes de l’État vis-à-vis de tous les gouvernorats sont, pourtant, les mêmes. Depuis la loi de finances initiale 2020, une subvention est allouée à chaque région.

Le texte budget en vigueur prévoit 2 milliards d’ariary de subvention pour chaque région. Seulement, cette somme est insuffisante pour ceux qui ont peu de ressources propres. L’idée d’une évaluation au cas par cas du montant des subventions accordées aux gouvernorats se fait entendre.

Quoi qu’il en soit, les gouverneurs devront profiter de cette conférence budgétaire pour interroger la ministre Rabarinirinarison sur la possibilité d’une révision à la hausse des subventions allouées aux régions.

Concernant le financement de la décentralisation, la lettre de politique de décentralisation émergente prévoit de procéder à une révision ambitieuse de la part du budget de l’État affectée aux CTD et assurer ainsi un transfert progressif des ressources au niveau local. Des mots dont certains responsables régionaux attendent une traduction en acte dès la loi de finances 2022.



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