Trafic de tortues : Deux arrestations à Ampanihy


Les actes de braconnage et de trafic de tortues continuent dans la partie sud de Madagascar. Le récent rapport du ministère de l’Environnement et du Développement durable fait état d’une double interpellation le 19 août à Ankilibory, commune d’Androka district d’Ampanihy. Les deux personnes étaient sur le point d’embarquer 124 tortues dans une pirogue à destination de Toliara.

Les personnes arrêtées sont placées sous mandat de dépôt. Quant aux tortues saisies, elles ont été transférées à Lavavolo Turtles Center, un centre géré par l’ONG Turtle Survival Association.

Plusieurs milliers de tortues sont chaque année victimes de trafic illégal. Ces dernières années, la participation du Fokonolona à la poursuite des braconniers en contrepartie de primes, le recrutement d’agents de renseignement au niveau local, l’application par les juridictions de la mise en détention préventive à l’encontre des prévenus et de peines contre les condamnés sont des avancées pour la lutte contre le braconnage mais cela reste très insuffisante. Sur 18 dossiers de 2016 à 2018, 47 prévenus ont été placés sous mandat de dépôt dont 36 ont été déclarés coupables et condamnés à des peines d’emprisonnement et d’amende fermes. Les vrais commanditaires des trafics ne sont pourtant jamais identifiés. Il est plus qu’évident qu’il y a un vaste réseau de trafiquants, au niveau des régions, à nos frontières mêmes, et enfin toute la chaîne des commanditaires-revendeurs en Asie du Sud Est.

En effet, à l’échelle internationale, les exportations illégales ont été découvertes notamment dans les pays de l’Asie du Sud-Est d’où ces animaux repartent parfois vers d’autres pays. Les pays asiatiques utilisent la tortue à des fins médicales ou en font un animal de compagnie.

Le ministère de l’Environnement rappelle que la détention, le transport et la vente de produits d’une espèce intégralement protégée, dont entre autres les tortues, inscrite dans l’annexe I de la CITES (Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction), sont passibles d’emprisonnement.



Source link

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *