les équipes africaines à suivre


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Image de synthèse du stade de Lusail d’une capacité de 80 000 places, qui devrait accueillir le match d’ouverture et la finale de la Coupe du monde de football 2022, au nord de Doha, au Qatar.

Quarante sélections, réparties en dix groupes de quatre, sont toujours en course pour décrocher l’une des cinq places réservées à l’Afrique en phase finale de la Coupe du monde 2022. Seuls les premiers de chaque poule disputeront le troisième tour, en matchs aller-retour.

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D’ici là, le chemin sera long et difficile. Plusieurs poids lourds du continent africain resteront sur le carreau puisque ce second tour propose des confrontations entre le Cameroun et la Côte d’Ivoire, le Ghana et l’Afrique du Sud ou encore le Maroc à la Guinée. Voici les principales affiches à suivre lors des deux premières journées qui s’étireront du 1er au 8 septembre.

  • Sénégal – Togo (groupe H, 1er septembre)

Le Sénégal a beau s’être qualifié pour la CAN 2022 après avoir atteint la finale de l’édition 2019 et s’être hissé en phase finale de la Coupe du monde en 2018, le sélectionneur Aliou Cissé subit régulièrement les critiques, souvent acerbes, de la presse et de l’opinion publique.

Leurs griefs ? Un jeu jugé trop frileux et des choix contestés au moment de composer les listes. L’intéressé, qui assure s’être habitué aux attaques de ses détracteurs, préfère se concentrer sur ces deux premiers matchs de septembre face au Togo puis au Congo. Contre les Eperviers togolais, désormais dirigés par le Portugais Paulo Duarte, lequel a succédé à Claude Le Roy, Aliou Cissé pourra compter sur ses cadres, dont Sadio Mané (Liverpool), Idrissa Gueye (Paris-Saint-Germain) ou encore Kalidou Koulibaly (SSC Naples).

Les Lions de la Teranga, longtemps menacés par une délocalisation du match, pourront finalement jouer chez eux, à Thiès, mais sans public.

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  • Algérie – Djibouti (groupe A, 2 septembre)

Sur le papier, cette rencontre est le match le plus déséquilibré du second tour. C’est aussi le plus inattendu. L’Algérie, championne d’Afrique en 2019, continue de dominer le football africain et le sélectionneur Djamel Belmadi, qui prône un jeu offensif et spectaculaire, ne vise rien d’autre qu’une qualification pour la Coupe du monde.

A priori, les Fennecs n’ont pas grand-chose à craindre de Djibouti, qui s’est qualifié pour le second tour après avoir éliminé l’Eswatini (2-1, 0-0), une performance déjà perçue comme un exploit tant les Requins de la mer Rouge étaient abonnés à l’échec depuis des décennies. L’arrivée en 2019 au poste de sélectionneur de Julien Mette, un jeune Français inconnu, a changé le visage de cette machine à perdre.

Pour les joueurs djiboutiens, qui évoluent très majoritairement dans le championnat local, affronter Riyad Mahrez, Sofiane Feghouli ou Islam Slimani était encore inenvisageable il y a quelques mois.

  • Côte d’Ivoire – Cameroun (groupe D, 6 septembre)

Ces deux géants du football africain totalisent à eux seuls sept Coupes d’Afrique des nations (CAN) et dix participations à la Coupe du monde. Un seul sera présent au Qatar en 2022. Le tirage au sort en a décidé ainsi, le Malawi et le Mozambique, les autres membres de ce groupe C, faisant office de juges de paix.

Ce choc, programmé au stade Alassane Ouattara, construit pour accueillir la CAN 2023, et programmé très tôt dans le calendrier de ce deuxième tour, ne sera sans doute pas décisif. Mais le vainqueur, s’il y en a un, prendra un avantage certain sur son adversaire avant le match retour, prévu au mois de novembre.

La Côte d’Ivoire, avec l’avantage du terrain et un effectif un peu plus talentueux, part avec la faveur des pronostics, même si le Cameroun, à un peu plus de quatre mois de la CAN qu’il organisera en janvier 2022, a dégagé une certaine puissance ces derniers mois, à défaut d’enthousiasmer ses supporteurs.

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  • Guinée – Maroc (groupe I, 6 septembre)

Vahid Halilhodzic, le sélectionneur du Maroc, vit une situation comparable à celle d’Aliou Cissé au Sénégal. Les résultats sont globalement positifs, mais le jeu proposé génère beaucoup de commentaires désapprobateurs. Pas de quoi déstabiliser l’inflexible Bosnien, fidèle à ses convictions et qui a toujours préféré l’efficacité et la discipline au spectacle.

Dans un groupe certes abordable mais rempli de pièges (Guinée, Soudan, Guinée-Bissau), les Lions de l’Atlas accueilleront d’abord le Soudan (2 septembre) avant d’aller défier la Guinée, son adversaire a priori le plus consistant, à Conakry. Didier Six, une veille gloire du football français des années 1970 et 1980, rêve de bousculer la hiérarchie et de faire chuter le favori marocain pour offrir à la Guinée une qualification historique.

  • Bénin – République démocratique du Congo (groupe J, 6 septembre)

Les Ecureuils béninois et les Léopards congolais seront deux des grands absents de la prochaine CAN au Cameroun et ils misent beaucoup sur une qualification pour la Coupe du monde. La République démocratique du Congo (RDC), qui n’y a plus participé depuis 1974 quand le pays s’appelait encore le Zaïre, est présentée comme le grand favori de ce groupe, où figurent également Madagascar et la Tanzanie. Elle a débauché le sélectionneur Hector Cuper, à qui elle a offert le plus gros salaire jamais versé à un sélectionneur en RDC (50 000 euros par mois).

L’Argentin, qui s’y connaît en matière de pression – il a notamment dirigé l’Inter Milan et l’Egypte – se sait attendu. Son homologue aux côtés des joueurs béninois, le Français Michel Dussuyer, est passé tout près de la porte après l’élimination de son équipe de la CAN.



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