Andry Rajoelina promet le droit de vote à la diaspora


La diaspora Malagasy en France pourrait prendre part aux votes lors de la prochaine élection présidentielle de 2023 a promis Andry Rajoelina lors de sa rencontre avec la diaspora malgache de l’Hexagone et de l’Europe, samedi dernier à Paris.

Le Chef de l’Etat ne s’est pas étalé longtemps sur le sujet dans son discours mais a affirmé que seuls ceux qui disposent d’une carte consulaire pourront y participer. Ce nouveau droit de vote pour la diaspora risque toutefois de susciter son lot de nouvelles de difficultés sur le plan pratique, d’autant plus que la Commission électorale nationale indépendante (CENI) actuelle est en fin de mandat.

La loi organique actuellement en vigueur sur le sol malgache ne prévoit pas la moindre disposition pour le droit de vote de la diaspora. Les textes précisent que seuls les Malgaches habitant dans le pays et inscrits sur la liste électorale peuvent jouir du droit de vote dans les différents scrutins démocratiques organisés sur le territoire. Le Parlement devrait ainsi procéder à l’amendement des textes pour cette évolution.

Les évaluations de la diaspora malgache en France varient autour de 150.000 personnes mais les immatriculations auprès des services consulaires sont largement inférieures à ces chiffres. Les migrants originaires de Madagascar constituent l’une des toutes premières communautés étrangères en France, juste (mais loin) derrière les trois pays du Maghreb (Algérie, Maroc et Tunisie). Il s’agit de la première communauté originaire d’Afrique subsaharienne, devant celles de pays mieux connu comme le Sénégal, la Côte d’Ivoire, le Cameroun, le Mali ou les deux Congo, selon une enquête (La Diaspora malagasy en France et dans le monde, une communauté oubliée ?) menée par Mireille Razafindrakoto (IRD*-DIAL*), Nicolas Razafindrastima (INED*) Nirintsoa Razakamanana (IRD-DIAL) et François Roubaud (IRD-DIAL), sorti en 2018.

Depuis les débuts des années 1990, le nombre de pays qui ont adopté des mesures pour permettre aux citoyens résidant à l’étranger de participer aux élections de leur pays d’origine a été multiplié par quatre. Le vote à distance s’est également généralisé en Afrique où plus des trois quarts des pays permettent aux résidents à l’étranger de voter, alors qu’ils étaient seulement 4 avant 1990. Dans la plupart des pays africains, comme ailleurs, les votes à l’étranger représentent une très faible part de l’électorat. Par ailleurs, la participation des électeurs à l’étranger dépend du caractère plus ou moins restrictif des procédures d’inscription pour voter à l’étranger : délais, documents requis, système d’inscription, vote en personne dans les consulats ou par courrier, par procuration, par Internet.



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