Rencontre des entreprises de France


Le président de la République a convié la délégation malgache et certains de leurs interlocuteurs durant la REF à un dîner. Une manière de clore sur une note conviviale et avec des saveurs malgaches la mission économique.

Mada­gascar, terre d’opportunité, terroir d’exception. Tel est le thème du dîner donné par Andry Rajoelina, président de la République, hier. Un rendez-vous pour clore sur une note conviviale la participation de Madagascar à la Rencontre des entrepreneurs de France, organisée par le Medef. Une occasion, surtout, de boucler la boucle de l’opération de charme déployée par la Grande île pour séduire les investisseurs francophones.

En cette occasion, les produits d’exception du terroir malgache ont été mis en avant comme atouts charmes. Le ton a été donné dès la mise en bouche. Du caviar de Madagascar, le seul caviar africain et le deuxième caviar le plus exporté au monde, a été servi aux convives. Le temps d’une soirée, hier, le pavillon Dauphine, au pied de l’avenue Foch, s’est imprégné des saveurs et des senteurs malgaches. Les invités ont, aussi, dégusté des crevettes baptisées or rose de Madagascar, en entrée.

Comme plat de résistance, du zébu de la race Barea a été servi aux invités, avec des épices de Madagascar comme assaisonnement. L’arôme, le raffinement et les saveurs de la vanille et du cacao de la Grande île ont titillé les papilles des convives en dessert, avec du rhum malgache comme digestif. Pour détendre la soirée des artistes malgaches tels que le couple Shyn et Denise, ou encore le roi du Salegy, Jaojoby, ont mis l’ambiance.

Avant de boucler sa mission économique, la délégation malgache conduite par le chef de l’État a, visiblement, souhaité mener son opération de charme jusqu’au bout. Les entrepreneurs et acteurs politiques ont été conjugués dans la liste des invités.

Partenariats ambitieux

Des personnalités comme Nicolas Sarkozy, ancien président français, et JeanBaptiste Lemoyne, secrétaire d’État chargé du tourisme, des Français de l’étranger et de la Francophonie ont été présents au pavillon Dauphine.

Les membres de la Confédération des entreprises du Maroc et le conseil des entreprises de France – Afrique de l’Est du Mouve­ment des entreprises de France (Medef), ont aussi été de la partie. Dans son allocution d’ouverture du dîner d’hier, Andry Rajoelina a affirmé que la participation de Madagascar à la REF 2021, témoigne de notre volonté, de notre détermination, mais surtout de la conviction de l’État malgache en l’importance du partenariat public-privé qui est le socle de tout développement économique efficace.

Le président de la Répu­blique a de nouveau affirmé que l’État jouera un rôle de facilitateur et d’accompagnateur pour un climat d’affaires à la hauteur de ses ambitions. Nous sommes plus que jamais convaincus que les projets d’investissements ont un rôle majeur dans notre ambition d’émergence de Madagascar afin de rattraper le retard de développement accumulé depuis plusieurs années. C’est la raison pour laquelle nous confirmons notre volonté d’ouvrir la Grande île à de nouvelles perspectives de partenariats plus ambitieux et plus audacieux, renchérit-il.

L’État adhère à l’idée que le réseau de la Francophonie peut être une plateforme de coopération idéale pour attirer les grands investisseurs. Même son de cloche chez les acteurs du secteur privé qui font partie de la délégation malgache, à entendre Hary Andriatefihasina, président du syndicat des entrepreneurs du bâtiment et des travaux publics. Il ne fallait pas rater le coup d’envoi de ce mouvement, déclare celui qui, accessoirement, a été le chef de la délégation du Groupement des entrepreneurs de Mada­gascar (GEM), durant la rencontre avec le Medef.

Cette année, la REF c’est, effectivement, voulu être le point de départ pour la construction d’une francophonie économique. Les acteurs du secteur privé malgaches parlent d’une mission positive, en parlant de réseautage, de partage d’expérience et d’opportunités de partenariat. Des projets de partenariat avec des plans d’action à court terme sont déjà envisagés, ajoute Hary Andriatefihasina.

À entendre les discours et réactions d’hier, la participation à la REF a surtout été une occasion d’amplifier et élargir davantage les opportunités d’échanges commerciaux, et approfondir les relations économiques. Cette mission économique de la REF nous a permis d’établir des relations d’affaires et de dynamiser des relations déjà existantes, déclare Andry Rajoelina, par ailleurs.

Notre mission a été de convaincre des investisseurs, mais nous avons également été au centre des attentions durant la REF. Nous avons, aussi, été courtisées par les opérateurs étrangers, notamment, ceux du Medef, note Andry Rama­roson, ministre de l’Energie et des hydrocarbures. Il ajoute que cela a permis de mettre l’accent sur ses ambitions, ses attentes et ses conditions. Certes il y aura toujours des négociations, mais ils savent désormais ce que nous voulons et nos conditions, indique le membre du gouvernement.

Des indiscrétions chuchotent que les travaux en amont de la REF et les échanges durant les deux jours de l’événement devraient accélérer certains dossiers en cours. Les discussions à Paris pourraient dénouer certains sujets comme celui de Ravinal Airport, ou encore, les projets Sahofika et Volobe.



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