Le prix des PPN stabilisé


Dix jours après sa prise de fonction, Edgard Razafindravahy a annoncé hier les prix de référence des principaux PPN. Ils seront maintenus pendant au moins six mois.

Des premières mesures. De la parole à l’acte, Edgard Razafindravahy ministre de l’Industrie, du commerce et de la consommation a annoncé hier au cours d’un déjeuner de presse tenu à la Chambre de commerce et de l’industrie, les décisions prises pour juguler la hausse vertigineuse des prix des produits de première nécessité. Ainsi pour au moins six mois, les prix des produits du « panier ménagère » doivent être les suivants. Le prix d’un kilo de paddy chez les producteurs est estimé à 1200 ariary. Ainsi le riz blanc livré à Tana vaut 2000 ariary le kilo avec le coût du transport. Vendu aux consommateurs le kilo ne doit pas dépasser 2300 ariary. « Madagascar produit 4.600.000 tonnes de riz par an et en importe 400000 à 500 000 tonnes. Mais le riz importé est moins cher que le riz local » révèle Edgard Razafindravahy.

Le litre de l’huile de palme produite par Hita sort de l’usine de Toamasina avec un prix de 5450 ariary. Le prix aux consommateurs ne doit pas dépasser 6000 ariary. Au mois de mai, un responsable de Hita avait annoncé que le litre de l’huile de palme ne devait pas dépasser 6500 ariary aux consommateurs. Une baisse notoire a donc eu lieu et on en essaie de maintenir ce prix pour qu’il ne fluctue plus et éreinte le pouvoir d’achat de la population.

Le litre de l’huile de soja en vrac aux consommateurs est fixé à 7000 ariary contre 7500 ariary pour la bouteille cachetée.

Pour le sucre produit par l’usine sucrière de Namakia et Ambilobe, le prix de référence est de 2600 ariary le kilo. Le prix du kilo de la farine est également évalué à 2600 ariary aux consommateurs.
Les foyers pourront donc être sûrs de passer des fêtes de fin d’année sans inflation.

Nouvelles approches

Sitôt nommé Edgard Razafindravahy était parti retracer les prix depuis les producteurs de riz à Alaotra Mangoro selon une première mission que le président de la République lui a confiée. « Je reste fidèle au principe de la refondation pour résoudre tous les problèmes. Je suis donc allé voir la source des problèmes à Amparafaravola et à Ambatondrazaka concernant le riz » a précisé le ministre. Toute l’idée est de préserver d’abord l’intérêt des producteurs, respecter les distributeurs mais surtout ménager les consommateurs. Il parle en connaissance de cause pour être un homme du milieu rizicole, entrepreneurial et industriel. Le ministre connaît donc très bien le mécanisme du commerce, les marges autorisées. « Une hausse de plus de 10% c’est de l’abus » a-t-il souligné.
Edgard Razafindravahy s’est également penché sur le charbon de bois à Moramanga, principal producteur de charbon de bois dont le prix a également pris des proportions anormales. Apres calcul le sac de charbon se cède au maximun à 23 000 ariary.

Une attention particulière a été accordée à la production locale avant de se pencher sur les produits importés. Un entretien a eu lieu avec les opérateurs producteurs d’huile, de farine et de sucre. « Je tiens à préciser que la majorité de la consommation des PPN est produite sur place ».

L’objectif de ces échanges est d’avoir des précisions sur le prix auquel un produit doit être vendu aux consommateurs. La démarche s’est faite dans un esprit cordial teinté de patriotisme entre toutes les parties concernées. Les mesures ont été ainsi prises avec le consentement des uns et des autres sans conditions ni contre partie. Un état d’esprit admirable généré par la nouvelle démarche adoptée par Edgard Razafindravahy et par son sens de leadership. Il ne s’agit pas non plus d’interventionnisme de l’État étant donné que les grossistes et les détaillants peuvent fixer le prix à leur guise sans dépasser le prix convenu. Et pour que les prix soient respectés, Edgard Razafindravahy a déjà anticipé les problèmes. Ainsi, son ministère va imprimer des affichettes sur lesquelles les prix sont inscrits et qui seront placardées dans les échoppes. Et il compte bien évidemment sur le civisme et le patriotisme de ces concitoyens pour l’application et le respect de ces prix. Attendre et croire.

Le prix du riz accuse déjà une baisse au marché d’Anosibe.



Source link

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *